G.Orwell

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"



"Connais le blanc, adhère au noir, sois la norme du monde.

Quiconque est la norme du monde,

la vertue constante ne s'altère pas en lui.

Il retrouve l'illimité."

Lao Tseu.

CULTURE

Mardi 3 juillet 2007

Merci jonathan, futur beau frére, pour m'avoir envoyé ce projet intelligent d'humanisme, que vous retrouverez dans les vidéos suivantes, projet initié par l'équipe brillante des "kourtrajmé" :

 
Idem, mais dans un autre univers :
 
 
Vous trouverez sur le lien suivant un reportage d'ARTE sur ce projet :
 
 
Par tanguy jean marc
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Samedi 7 juillet 2007

Une fois n'est pas coutume, une brève "confession" personnelle. Je demeure persuadé que nous avons tous une vie cachée, refoulée, inexprimée d'artiste. Le manque de talent, de courage ou d'opportunité ne permet pas à tous de l'exprimer. Pour ma part, le métier de metteur en scène, de réalisateur est ma vie rêvée d'artiste torturé potentiel (ou pourquoi pas celui de politicien professionel, metier artistique s'il en est!!). Seulement, le talent me manque, c'est comme ça!! Je tente de l'exprimer différemment, il est important de bien se connaître, surtout dans le métier que j'exerce et qui, heureusement pour moi me passionne.

En deux mots, metteur en scène, réalisateur, car je viens de re-regarder BABEL, pour la seconde fois en peu de temps, pour bien en assimiler toutes les subtilités et pour le faire découvrir à trois proches. Ce genre de films, comme le magique LOST IN TRANSLATION, entre autre se caractérise par le souci du détail, dans le sens où chaque scène est filmée dans l'intégralité de l'action. Certains parleront de lenteur, face à des films où l'action deridée est prégnante, pour autant dans les deux films cités précédemment, il se passe tellement plus de choses dans le sentiment d'inaction laissée. J'ai toujours aimé les paradoxes (c'est aussi peut être pour cela que je suis socialiste!!).

                                                                                                    

La deuxième principale raison est que chaque tournage est une véritable aventure humaine, une tranche de vie à un moment donné, un instantané de vie en collectivité, riche en humanité et en introspection aussi bien artistique que personnelle. Je l'ai vécu au travers de nombreux séjours auprès de personnes en difficulté où au delà de ces tranches de vie intensive, l'on ne peut tricher face à soi même ou face aux autres, la promiscuité en plus. Tout n'est pas là, mais l'essentiel y est, il est plus que temps de stopper ici l'auto-psychanalise de comptoir.

De fait, la chanson suivante, de qualité à priori médiocre musicalement (quoi qu'amusante dans son décor) mais dont le refrain résume la problématique qui m'occupe aujourdh'ui. En revanche, je vous conseille fortement de regarder les deux vidéos qui suivent celles-ci.

Et vous, quel artiste frustré pensez vous être?      

Les CRS aussi ont tous une fibre artitistique dissimulée et refoulée, en voici la preuve évidente :


Même notre président Sarkozy (aïe......) aurait sans doute pu être un "reggae man" hors pair, écoutez comme il pose ses mots avec style sur la vidéo suivante (je précise évidemment qu'il s'agit d'un montage)
 
Par tanguy jean marc
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Dimanche 22 juillet 2007

Petite trève politique, et accent mis sur la rubrique citoyens du monde, universalisme et ouverture, comme nous tous, je continue ma quête, avec hier Black label Zone, rockeurs bretons déjantés au festival de Cornouaille, cet aprem les vielles charrues avec Noha, Shinnead O'connor, Abdel Malik etc..., et tout de suite l'enchanteresse Souad Massi avec un morceau à tomber : Raoui :   

 
 
 
Par tanguy jean marc
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Jeudi 26 juillet 2007

Le concert des vielles charrues du week-end dernier m'a enthousiasmé, notamment par sa culture reggae et universaliste, pour autant, notre sociéte d'aujourd'hui fut aussi decryptée à travers certains artistes d'hier. Il y a presque 25 ans, renaud le confirmait notamment (j'ai choisi les deux mois que j'estime les plus emblématiques) dans hexagone, pendant que le président de la république soutient le PSG (que j'avoue ne pas detester) et Christophe Moreau, on en connaît les résultats!! Tout le monde ne peut pas être avant guardiste.

"Ils se souviennent au mois de mai d'un sang qui coula rouge et noir, d'une révolution manquée qui faillit renverser l'histoire, je me souviens surtout de ces moutons, effrayés par la liberté, s'en ALLANT VOTER PAR MILLIONS POUR L'ORDRE ET LA SECURITE

Au mois de Novembre, au salon de l'auto, ils vont admirer par milliers le dernier modèle de chez peugeot qui pourront jamais se payer; LA BAGNOLE, LA TELE, LE TIERCE, C'EST L'OPIUM DU PEUPLE DE FRANCE, le supprimer c'est le tuer, c'est une DROGUE A ACCOUTUMANCE."

Le grand Jacques soulevait à ses débuts dans les bars de nombreuses moqueries, ce grand garçon transpirant, chantant l'amour ressemblait à "une grande brêle". Pourtant, le grand Brel, avec une poêsie sans doute inégalée depuis nous disait simplement que "le talent, c'est avoir l'envie de faire quelquechose'. Une leçon à méditer.

C'est ce que nous recherchons tous, non?


Jacques Brel - Quand on a que l'amour

 

Par tanguy jean marc
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Mercredi 8 août 2007

En ces temps de courte trève politicienne, même s'il n'aura echappé à personne que dans la froideur du début de l'été, le gouvernement en a profité pour entamer la mise en place de la société soi disant plébicitée par nos concitoyens à travers des lois qui enrobées d'une adaptation au capitalisme dans ses atours les plus sauvages pour faire passer le suppositoire (pas la pillule!!) de la modernité, constituent en réalité un retour dans un passé aussi réactionnaire que deshumanisant. Pour les détails de l'action gouvernementale, nous l'analyserons hors période des vacances scolaires, adaptons nous au monde moderne.

C'est pourquoi, les vidéos suivantes illustrent dans un premier temps le septième art que j'aime autant que j'essaie de le comprendre à travers quelques extraits choisis en toute subjectivité.

La vie est belle : chef d'oeuvre ultime d'un Roberto Begnini au sommet de son art expliquant un des plus grands drames de notre humanité à travers les yeux purs et innocents d'un enfant :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans un second temps, la musique à l'honneur, toujours dans le même élan de subjectivité, deux morceaux de deux époques, mais deux souffrances clairement explicitées :
 

 



Pour en finir, les prochaines vidéos de cinémusique me font dire que le temps que les plus courageux d'entre vous lisent dans l'intégralité tous ces vidéos, je peux m'accorder quelques jours de repos sur ce blog!!
Tout d'abord, un hommage au cinéma Français et une pensée pour Michel Serraut, comique aussi dans la vie puisque l'ami d'un ami devait un jour faire le déménagement de l'acteur et a, au final passé la journée avec lui à deplacer les meubles dans la pièce "juste pour voir" tout en abusant de nombreux apéritifs et d'anecdotes sur la vie de chacun. Le déménageur est quand même revenu le lendemain pour accomplir son travail... La dernière anecdote de Jean-Pierre Jeunet est terriblement savoureuse et définit le primordial concept de l'humilité.
 

 


Pour beaucoup sans doute, une découverte : un morceau d'Elliot Smith, aussi torturé que génial, vous retrouverez notamment sa musique dans un film non moins talentueux : "will hunting" :
 


Si vous avez osé ne pas aimer la vidéo ci dessus, vous pouvez vous passez de la suivante du même artiste. Ce morceau :  "Angeles", je m'en souviendrai longtemps, en effet j'ai eu l'honneur d'assister au seul concert français d'Elliot Smith en France dans une salle intimiste a nantes. Vers la fin du concert, notre amis Elliot, muni de sa guitare éléctrique nous demande en anglais quel morceau nous souhaiterions entendre pour conclure le plus beau concert auquel je n'ai jamais assisté. Pret de la scène, je lui demande assez fort : "Angeles", qui se joue à la guitare séche. Elliot me fixe droit dans les yeux et me lache un : "OK" trés fort et très long, dans un grand soupir, (je vous ferai le "OK" à l'oral si vous me faites le plaisir de le réclamer) se lève nonchalament, pose sa bière et sa guitare éléctrique pour se saisir de la guitare séche. Je lache un grand : "Thank you", et Elliot s'execute :
 


La der, illustration du concept qui nous fait tous un peu vivre : "le cinémusique", avec notament une jeune demoiselle (qui n'est pas jeanne Moreau, que j'apprecie aussi bien entendu) que j'aime, tout simplement (et je pése mes mots) aussi bien derrière un micro que devant une caméra :
 


Par tanguy jean marc
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Jeudi 9 août 2007

Sur un précédent post relatif à mes vacances espagnoles, je prétendais qu'au bord de mer, les enfants avaient tous les mêmes jeux. Quelle belle preuve de naïveté de la part de votre serviteur. Je viens en effet d'achever le visionnage d'un véritable film coup de poing : "La cité de dieu", où l'enfance est confondue avec le monde des adultes (ça flingue à tour de bras, à tous les âges) dans sa barbarie la plus extrême. L'insouciance que j'ai déja évoquée est réduite en cendres par la misére et le dénuement extrême des favellas brésiliennes ou tant d'occidentaux que nous sommes viennent se dorer la pillule et danser la samba l'appareil photo autour du cou!! Passant à côté des réalités de ce pays, c'est surement la seule utilité des bus touristiques, pour éviter que, choqués par la réalité sanguinolante et vomitive des situations humaines, les touristes aient la tourista!! Espérons que le président Lula y changera vraiment quelquechose. Tout est politique, comme la gestion hexagonale de ce qu'on appelle "la françafrique". J'ai à ce sujet une vidéo qui fait froid dans le dos, mais qui en plus du gaullisme et de la chiraquie, remet aussi en cause un de nos plus éminents socialistes, président pendant 14 ans, et que pourtant, non seulement je respecte, mais aussi et surtout que j'admire. A certains d'entre vous de me dire s'il est préférable de s'auto-censurer face à la contestation systématique, parfois aveugle du fait de l'enragement ou à l'inverse d'aller au fond des choses en proposant une vérité vécue différemment en diffusant cette vidéo dans un prochain article.

Dans l'attente, le lien suivant : "La cité de dieu" vous propose des bandes annonces de ce film. Juste pour finir, deux chansons comme autant d'hymnes à la paix, réponses provenant d'une culture si fraternelle et solidaire, tout d'abord Idir pour le magique "vava nouva" et de nouveau Souad Massi pour l'envoutant : "Raoui".

Dedicace à mon frére Kabyle Hamid :

 

 

 


Par tanguy jean marc
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Samedi 18 août 2007

De retour d'un petit week end à Soulgé sur Ouette (53) pour fêter des diplômes obtenus par la jeunesse de ma « belle famille ». Moments de détente, mais aussi de réflexion champêtre, devant la verdure mayennaise. Le long de la route, découverte du CD de Keny Arcana, acheté tout récemment, non rappeuse contestatrice, mais contestatrice qui fait du rap, comme elle se définit elle-même. Véritable « syndicaliste et humaniste urbaine », cette demoiselle, dans la première partie de l'album, décrit son parcours, entre enfant de la rue, des foyers, des HP (Hôpitaux psychiatriques) crachant sa haine contre les éducs » et les directeurs de centres. Sa haine et ses angoisses sont tellement légitimes qu'elle m'amène sur le chemin de l'introspection professionnelle (qui suis-je pour décider pour les autres, quand je me sais, parfois si défaillant).

La deuxième moitié de son album est légitimement consacrée au sort réservé par nos riches contrées occidentales aux pays tellement euphémiquement et surtout hypocritement appelés "en voie de développement" (en réalité "sous-developpés") à travers les crimes occidentaux d'entretien de la famine et de ventes d'armes. Autant dire, que cette contestatrice qui fait du rap, avec son accent du 13 me parle, tant elle m'interpelle sur une introspection professionnelle et géopolitique. Sa souffrance indélébile à l'état brut a d'égal le flow talentueux de textes justes sur un son aussi précis que « pacifiquement agressif ». Son talent en deviendrait presque gênant.

Week-end mayennais culturel (non, ce n'est pas paradoxal !!), d'autant qu'il est aussi littéraire, avec la rapide lecture de « 403 jours, au coeurs du PS et de l'UMP, infiltrés », qui revient sur la vie militante des deux parties à travers des rencontres hautes en couleurs de militants « dits de base », d'élus, et parfois mêmes des candidats dans des propos en « off ». Cette lecture, parfois douloureuse, avec l'issue que l'on connaît tous, me rappel aussi à mes propres premières émotions de campagne, là encore terrain d'introspection. Avec son anthropologie si passionnante au contact de tant de français, si différents qu'il étaient parfois captivants ou ennuyeux, selon mon humeur ou la leur, dis-je en tout subjectivité.

J'entame à ce jour « Michel Rocard, si la gauche savait », entretien avec Georges Marc Benamou, pas encore Sarkozyste à l'époque. Me disant qu'il est temps que je meuble ma pauvre culture socialiste avec les réflexions d'un homme de gauche d'état si aimé, notamment sur nos terres Quimpéroises.  

Il me restera ensuite à parcourir un guide sur « l'histoire du socialisme européen » pour appréhender au mieux les valeurs fondatrices et intraséques d'un mouvement idéologique que je ne fais que deviner pour le moment, et qui pourtant m'attire tellement.  

                                                                

Pour finir sans transition, comme d'habitude, une rapide vidéo satyrique a ne pas rater sur comment le handicap peut être perçu dans le monde capitaliste de l'entreprise, qui servira de tremplins aux différents articles et posts qui suivront. C'est pas toujours comme ça, mais c'est amusant quand même :

 

 

 

Par tanguy jean marc
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Mercredi 26 septembre 2007

Pendant que certains de nos députés travaillent activement et courageusement, Une légère trève avec les deux vidéos ci-dessus que je trouve assez désopilante, regardez en particulier les bouches et lèvres des personnages :  

 
 
 
 
Si vous ne connaissiez pas, vous pouvez trouver les aventures des "têtes à claques" (finalement il y a un lien avec le sarkozysme...) sur le lien suivant : Têtes à claques.
 
 
 

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Jeudi 25 octobre 2007

 

Au sortir de la salle obscur après avoir vu "le coeur des hommes 2". Ayant été pris de passion par le premier opus il y a quatre ans, je ne pouvais rater le rdv le jour même de la sortie. Tout le monde a grandi, aussi bien moi que les personnages, et autant nous avons passé un moment agréable face au grand écran, autant le charme s'est un peu dissout, faut-il le reconnaître.

Un peu de subliminal, comprenne qui pourra, soyons pragmatiques, nous avons pris du plaisir et c'est bien l'essentiel. Peut-être est-ce à l'image de mon humeur du moment, notamment, et peut être "curieusement" depuis samedi, je me refuse à la division, à la critique gratuite aussi systématique qu'infondée. Les débats constructifs, contradictoires parfois, loin des dogmes aveugles ou des questions individuelles de qui sera le premier de la première ou inversement me passionnent. Est ici la seule valable opposition en culture comme ailleurs entre ceux qui sont et ceux qui voudraient être, entre l'enrichissement et l'avilissement etc...

Je ne suis de fait pas déçu par ce film, je le prends et "l'épouse" tel qu'il est, car si je n'adhére pas totalement, j'aime globalement en espérant toujours mieux et c'est déjà ça!! il s'agit bien "de gérér le réel pour tendre vers l'idéal". 

Morphée me tend les bras, je vais de fait avant de plonger penser à mes désirs les plus profonds, en espérant les rêver, en éspérant non pas qu'ils se réalisent, mais déjà qu'ils me guident...

Dans la lignée des sujets evoqués dans "le coeur des hommes 1 et 2", cette ballade magique de l'ami bénabar. On apprend toujours de ces erreurs, quel homme n'a pas commis cette faute, quelle femme ne l'a pas subie :

                                

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Vendredi 26 octobre 2007

 

                                                    marienbad-kolonada.jpg

J’entends depuis quelques temps un discours inquiétant sur une forme d’opposition dans les pratiques culturelles. Effectivement, pour les uns « la culture populaire », pour les autres, « la culture élitiste ». Selon moi, dans cette pseudo opposition, une dimension fondamentale et fondatrice est pleinement occultée, qui est la subjectivité. En effet, sans parler de l’art abstrait, une création artistique, par exemple, un tableau, au premier coup d’œil peut paraître anodin, mais revêt fatalement une autre ampleur après des explications simples sur le contexte de sa réalisation, sur le jeu des couleurs, des ombres, le message porté par l’artiste. Les valeurs profondes inhérentes à chacun, la sensibilité, l’inconscient, l’imaginaire vont travailler et vont nous attirer ou pas vers tel ou tel œuvre.
 
Car en réalité, ce mauvais procès cache une véritable confrontation entre le pré carré intellectuel, le préconçu et l’éclectisme, la pluralité et les contradictions dont nous sommes tous les doux esclaves. Car tout d’abord, l’acceptation de nos conflits internes, et ensuite leur mise en perspective dans une articulation partageuse, nous permettent de rompre les barrières de ce mirage de contradiction, pour accéder à une forme d’universalisme.
 
Je fais l’aveu (honteux?) d’avoir aimé le film « Titanic », parfois facile, mais juste dans la rétrospective historique et avec c’est vrai de « très belles images », des grandes scènes épiques qui peuvent marquer les esprits amoureux…Pourtant, œuvre hollywoodienne s’il en est, au budget de, malheureusement, certains pays d’Afrique. Parallèlement, j’ai tout autant vibré devant « Rosetta » des frères Dardenne, cinéma soi disant intello, de « bobos », pour réajuster au vocable actuel. Il ne s’agit pas ici de s’extasier devant la cuisson d’un œuf filmé dans son intégralité, mais plutôt dans cette lente torpeur, avec la misère sociale comme contexte du film, d’y voir une précarité filmée avec une rare violence.
 
Simplement, « Titanic » (ou "Ratatouille" pour d’autres…), comme « Rosetta » m’ont touché tous les deux, différemment, mais intensément et en « allant vers » mes contradictions internes. Simplement, si on estime appartenir à l’un ou l’autre des deux milieux, on va s’empêcher d’aimer "Titanic" pour ne pas être «un beauf », ou d’aimer "Rosetta" pour ne pas être un « bobo ». Dans ce pré carré, ce cloisonnement, je suis les deux, ou aucun des deux. L’acceptation de nos propres différences et son articulation permet systématiquement l’ouverture à soi, puis aux autres. Et quel bonheur de s’extasier pour peu…
 
De fait, selon moi, il n’y a pas plus détestable que des termes comme « culture de masse ». Ses dérives sont l’opposition à l’ouverture que j’évoquais précédemment, car il signifierait que l’ouvrier moyen ne peut aimer que Jean Marie Bigard (et je n’ai rien contre lui, à part bien sur sa Sarko-compatibilité…). C’est ici pire qu’un dogme, c’est une fatalité, un fait figé, opposé au mouvement dont le cerveau, l’âme et le cœur humain sont généreusement capables. Je crois donc en une diversité des choix, car nous ne sommes, et c’est bien tout notre drame, que des hommes… 



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