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Le PS est là


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G. Orwell

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"

Mercredi 2 avril 2008

La première suite du mouvement "ni pauvres, ni soumis", qui réclame une indexation de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) sur le SMIC est bien décevante, sans surprise... En effet, Valérie Létard et Xavier Bertrand estiment que la discussion s'inscrit dans le cadre du comité de suivi de la réforme de la politique du handicap qui a lieu le 10 Juin prochain.

Bref, un "bottage en touche" en bonne et du forme. Pendant que dans le cadre d'une politique atlantiste, la France investit dans l'effort de guerre et envoie des troupes en Afghanistan, les personnes en situation de handicap qui perçoivent l'AAH ont gagné 30 Euros par mois...

Sans mauvais communautarisme, je demeure pesuadé que autant la question du handicap est transversale à de nombreux sujets de notre vie quotidienne, autant, l'accès à l'égalité de droits passe par la mise à niveau grâce à des dispositifs fatalement spécifiques...

Affaire à suivre, pour l'instant, il s'agira de ne pas :

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Jeudi 27 mars 2008

A l'aulne d'une manifestation nationale d'un collectif d'associations de personnes en situation de handicap, mais aussi d'associations comme AIDES, qui s'intégre au mouvement "NI PAUVRES, NI SOUMIS", le président de la République annonce une augmentation de l'Allocation Adulte Handicapée de 5%, soit 30 Euros par mois. Nous étions quelques uns à se douter de l'augmentation et de son montant une semaine avant la manifestation. Le signe politique tend sans doute à dé-cridibiliser le mouvement, ou à l'atténuer. D'autant, qu'il prétend tenir sa feuille de route d'une augmentation de 25% en 5 ans.

Sauf que le montant de cette augmentation est déjà ridicule en soit, car la demande est une indexation sur le SMIC, pour sortir du seuil de pauvreté car entre handicap, maladie, dépendance et précarité, cherchez l'intrus...Une augmentation de plus provocatrice au vu du niveau actuel de l'inflation. Le chiffre ne dégage de fait aucune crédibilité.

Aucune mesure associée pour favoriser l'emploi des personnes en situation de handicap, afin de ne pas évoquer qu'un revenu de subsitance, au lieu de créer de la richesse, et sortir du système de la solidarité nationale un pan entier de la population, qui revendique légitimement une intégration sociale, par entre autres l'insertion professionnelle. Je vous rappel que le handicap est la première cause de discrimination à l'embauche (22% de personnes handicapées au chômage, plus de deux fois supérieur au "monde valide")

Cette augmentation est décidée uniquement grâce à l'existence de cette manifestation (qui au passage, au vu du périple met la santé de nombreuses personnes en grande précarité). Donc, des manifestations, il y en aura d'autres.... Je pense au film "les évadés" ou un détenu réclame à l'état des livres pour re-créer la bibliothèque de la prison dans laquelle il est enfermé. Pendant deux ans, il écrit au rythme d'une fois par semaine à l'administration, il obtient un carton de livres. Il décide alors d'écrire tous les jours, et au bout de 4 ans, il obtient de quoi composer la plus grande bibliothèque qui n'ai jamais existé dans l'univers carcéral...

                                                                     

Nous nous évaderons nous aussi...vers Paris ce Week-End, en réalisant dans la nuit un périple aux 4 coins du Finistère pour joindre l'Elysée (départ 2H00 du matin, arrivée 11H00. Re-départ vers 17H00, re-arrivée vers 1H00 du matin). Et même si nous aimerions tant avoir à nous en passer, le militantisme nous aimons ça, quand la cause est juste...

Mardi 12 février 2008

La vérite ne sort pas toujours de la bouche des enfants. La loi UMP du 11 février 2005 sur l'égalité des chances et la citoyenneté des personnes handicapées "fête ses trois ans", et si dans les principes, elles fut généreuse, dans les applications concrètes quotidiennes, elle est désastreuse...

En synthétisant au possible : 

Les ressources : RIEN (ça coûte à l'état, pas aux collectivités...), enfin pour compléter la loi, le mari de Carla Bruni a augmenté l'AAH de 2,1%, en promettant 25% quelques semaines auparavant. Donc le seuil de pauvreté concerne toujours des millions de nos concitoyens, comme si à "l'injustice naturelle", s'accompagnait de fait une "injustice financière"....

La compensation : Les Maisons Départementales (MDPH) peinent à s'installer et de guichet unique, passent à "sens interdit" tant rien ne fut préparé, anticipé. Le nouveau dispositif de compensation (PCH) crée par la loi est laissé de côté par une majorité des usagers, lui préférant l'ancien système (ACTP), c'est dire l'avancée...

L'accessibilité : En 2015 : Obligation de mise en accessibilité des sites publics, mais sans sanctions en cas de non-respect de cette dite obligation... "Dans longtemps, il ne se passera rien". Et encore, le gouvernement cherche à repousser le délai....

L'accès au travail : ...........................RIEN!!!!!!!! Ah si, la suppression des catégories de travailleurs handicapés, permettant ainsi aux entreprises de remplir le quota des 6%, et ne pas payer les pénalités en embauchant des personnes en situation de handicap Non-Identifiée...

L'intégration Scolaire : quelques avancés, certes, mais une scandaleuse mise en place d'un droit opposable à la scolarisation des enfants en situation de handicap. Au delà du "fumeux" lien entre l'intégration scolaire et la procédure judiciaire, l'espoir pour des parents souvent en phase de sidération est entretenu vainement pour des enfants dont le handicap ne permet pas une scolarisation en millieu ordinaire. Au lieu d'un accompagnement spécialisé auprès de professionnels. Sans oublier celles et ceux qui ont pu franchir les portes de l'école laique républicaine à qui des postes d'AVS ont été réduits, voir supprimés...

Sur le plan moral et philosophique : Contrairement à la définition de l'OMS, qui déjà fut en retard sur l'école avant-guardiste Québécoise ou certaines associations revendicatives hexagonales, le gouvernement UMP de l'époque n'a pas pris en compte les facteurs environementaux dans sa définition du handicap dans le préambule de la loi. Et dans un stupéfiant archaïsme, définit le handicap comme de prime abord inhérent à l'individu....

Quand la discrimination s'inscrit dans la loi Républicaine Française....





Jeudi 27 décembre 2007

Puisque je constate avec une déléctation sans nom, qui n'a d'égard que mon égo surdimensionné connu de tous, que quelques inconscients ou depressifs lisent au moins une fois mes articles jusqu'au bout, je vais exaucer vos prières d'hier en vous livrant le fabuleux texte de l'ami Desproges, quelque peu écourté au vu de la longueur de la chronique, et pour vous inciter à vous procurer, m'empreinter ou dérober le précieux manuscrit. Juste, pour ceux qui ne le savent pas encore, l'étage 5 du musée d'Orsay, c'est fabuleux, tout comme le premier étage du 10 rue de Solférino d'ailleurs...


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Les Nons Handicapés :
( 24 Avril 1986)

"Mes chers amis,
C'est avant tout en tant que président de l'Association des Non-Handicapés de France que je m'adresse à vous ce soir.

C'est vers vous, les non-vieux, les non-jeunes, les non-chômeurs, les non-femmes, les non-affamés, les non-émigrés, les non-homosexuels, les non-infirmes, les non-mogoliens, c'est vers vous que vont ce soir toutes mes pensées.
Nous formons dans ce pays, mes chers amis, une minorité, certes, mais cette minorité, comme les autres minorités, a le droit de se faire entendre. Et pour cela, nous devons nous unir et montrer au monde que nous existons. Avec nos différences, certes, mais ces différences, les autres doivent, au nom de la solidarité nationale, les reconnaître et les accepter.

Nous sommes des hommes comme les autres. Nous ne gênons personne en allant travailler tous les matins la tête haute, sans canne blanche ni béquilles. Si la nature nous pousse à avoir des rapports intimes avec des personnes du sexe opposé au nôtre, en quoi cette singularité dérangerait-elle le bourgeois?
Nous devons dennoncer le racisme dont nous sommes de plus en plus souvent les victimes. J'en parle en connaissance de cause. Pas plus tard qu'hier, mon fils, 7 ans, est rentré de l'école en larmes.

"Papa, c'est quoi un blanc?"
Je dois dire que je ne m'attendais pas à cette question si tôt. J'étais désemparé.
"Pourquoi me demandes-tu cela mon garçon?" ai-je demandé en le prenant sur mes genoux pour le consoler
" A l'école, les autres se sont moqués de moi. Ils m'ont montré du doigt en criant "ah le blanc-eeee ah le blanc-eee". C'est quoi papa un blanc?
Un blanc, c'est...c'est un homme comme un autre.
Alors pourquoi les autres il se moquent?
Ils ont tort. Vois tu, nous avons nos coutumes, notre religion, qui ne sont pas tout à fait les mêmes que les leurs. Nous portons das pantalons, nous mangeons avec des fourchettes. L'art blanc existe autant que l'art fumé. La joconde, Versailles, le Cid, le jeu des 1000 Francs, c'est nous, la bombe H et le mistral gagnant, c'est nous. Austerlitz, c'est nous. Nous sommes blancs et nous devons assumer notre blanchitude."

J'ai réussi à consoler cet enfant. Mais combien de temps encore devrons nous subir les humiliations des minorités handicapées de ce pays?

Lors des derniers jeux paralympiques, la finale du 400 mètres-haie mettait aux prises une équipe de 30 Chômeurs émigrés, cancéreux, non-voyants, à la colonne vertébrale brisée à tout jamais et un non-handicapé de 40 ans, monsieur Jean Dupont, auvergnat, hétéro et cadre. Ce dernier arriva le premier avec 39 heures 12 minutes et 6 secondes d'avance sur le second. Par la suite, Jean Dupont devait reconnaître qu'il avait été distrait et qu'il était fatigué le jour de la compétition. C'est cette distraction qui lui a fait oublier qu'en pareil cas, le non-handicapé doit attendre les handicapés.

Mais cela n'excuse en rien que, de retour aux vestiaires, les "chômeurs émigrés cancéreux non-voyants à la colonne vertébrale brisée à tout jamais" aient roué le malheureux à coups de canne blanche avant de lui rouler sur le corps jusqu'à ce que mort s'ensuive, en chantant la chanson pour l'éthiopie."

Evidemment, pour les esprits chagrins qui s'indigneraient à la lecture de la prose Desprogiennes, ne reniez pas l'existence d'un humour aussi noir qu'efficace, car, le jongleur du verbe nous apporte ici, dans un détournement des valeurs d'un degré très decalé et lointain une des plus belles contributions du message d'intégration de la différence en cette année 1986.

P.S (si j'ose dire...) : Je dédie cet article à la dame âgée qui vit dans des cartons et des couvertures à la station AUBER, et au regard si usé et desespéré. Elle aussi, comme le pensent Balkany et Sarkozy a très certainement choisi sa condition si avantageuse..., cette feignasse....!!



Vendredi 28 septembre 2007

Je me suis bien nourri de politique ce soir...Vivement demain.

Je vais "brièvement" tenter une explication de "la politique du réflexe" et la "politique glogal intégré" que j'évoque régulièrement en matière de handicap en opposition avec le politique des EU "pourris" sur laquelle je concluerai ce propos.

La politique du reflexe consiste simplement en la prise en compte et de fait en considération du citoyen avec une singularité, contrairement à la donne actuelle, et plus que jamais aujourd'hui conçu pour "l'hétérosexuel blanc valide au 2000 euros minimum de salaire net mensuel". Qui sont finalement minoritaires eux-mêmes...

Par exemple, pour une situation de handicap moteur (au hasard...), il s'agit pour un maître d'oeuvre, un architecte de concevoir une habitation collective ou individuelle avec des entrées larges, des interrupteurs muraux bas, des fenêtres doublées bas (vision plus globale), et un intérieur aéré (mode décorative appaisante). L'exemple est anodin mais vaut pour tous les domaines d'une existence, aussi bien en matière d'accessibilité (voirie, transports, logement), de ressources, d'intégration scolaire ou professionnelle, donc sociale

"La politique glogal intégré" est la conséquence immédiate de la "politique du réflexe". Car cette dernière interagit puisqu'elle améliore le quotidien de millions de personnes en situation de vulnérabilité en offrant de nouvelles perspectives au fameux citoyen "hétérosexuel blanc valide au 2000 euros minimum de salaire net mensuel". 

Donc avec des valeurs humanistes progressistes de l'action dans le compromis, et non l'inverse, big bang etc..., la politique du reflexe crée la politique glogal intégré permettant une amélioration de "notre vivre ensemble". Véritable volonté politique de certaines démocraties Nords-Européenes qui ne fait pas dans "le comunautarisme sociétal ou social", mais plus simplement dans l'instauration de dispositifs spécifiques qui permettent la remise à niveau et l'intégration dans un dispositif de droit commun. Demeure un volontarisme politique qui n'est pas un angélisme d'utopie mais qui bien sûr, augure d'orientations idéologiques non sans frais, mais dans une logique de retour sur investissement pour une société qui vit sainement.

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Le "léger" problème est que l'exact contraire se met en place par le recours aux mutuelles privées pour la grande dépendance, système de santé mode américaine à deux vitesses. Le droit à la santé, symbole (et pas que...) national est pietinné

Mais aussi par la volonté aveugle intégrationniste d'enfants en situation de handicap mental lourd dans le milieu scolaire dit "ordinaire". Ceux sont les premières conséquences observées de cette fumisterie presidentielle du droit opposable à la scolarisation pour les enfants en situation de handicap. Les premiers enfants concernés par cette "intégration poudre aux yeux, compassionnelle et non compensatoire" commencent à "poser" problème selon le lobby des parents d'éléves, car ils multiplient les crises, et insécurisent l'ensemble de la classe. Non seulement, la pseudo volonté intégrationniste s'inverse par la stigmatisation, et l'amalgame du refus de tout handicap en millieu scolaire ordinaire. Mais de surcroît, les parents, tellement légitimement décontenancés, dans une phase de sidération dès l'annonce du handicap et de sa lourdeur sont entretenus dans un dramatique faux-espoir d'intégration, revoient arriver le handicap de leurs enfants comme un boomerang quand les directeurs d'écoles expliqueront à ces mêmes parents que "ce n'est plus possible" et que c'est la fin de l'école laïque républicaine. C'est mutilant humainement.

Bien sur que le premier objectif est l'intégration des enfants en situation de handicap quand c'est possible, et qu'il faut ouvrir "à coup de haches" les portes fermées. Sauf qu'il n'y a pas un handicap, mais des handicaps. De plus, l'enfant est en situation de "sur-handicap", par perte de temps et de l'acquisition d'une meilleure autonomie à stimuler le plus précocemment possible. Car ces enfants en situation de lourd handicap ont besoin d'une prise en charge individualisée dans des structures ou services adaptés  pour permettre le meilleur des "possibles". Pour les plus en difficulté, l'intégration, d'une part se désintégre en déséspoir parental et d'autre part se mue en un retard parfois décisif pour les enfants, au prix d'un endormissement de masse d'une approche simplifiée et non respectueuse de la complexité d'une politique du handicap digne de ce nom juste pour le leitmotiv présidentiel : PLAIRE A L'OPINION

Par opposition à la politique du reflexe, c'est la politique des EU..."pourris", de  EUgénisme et EUthanasie morale de tout un pan de la population...

Jeudi 13 septembre 2007

Avant d'entamer la subsantifique moelle de mon article du jour, j'espere qu'il ne vous aura pas echappé que la France est intraséquement et culturellement une terre d'accueil. Même si "elle ne peut accueillir toute la misère du monde...Mais qu'elle a vocation à le faire", dixit Michel Rocard, dont on oublie trop souvent la fin de cette phrase.

Notre douce france, donc a construit son passé, pensé son présent et determinera son futur par l'immigration. Et pourtant, depuis la rencontre d'aujourd'hui entre MONSIEUR Brice Hortefeux (un abîme de tolérance et d'intelligence) et une vingtaine de préfets, nous rappel qu'il existe dans notre pays, de manière officialisée des quotas d'expulsion!! Ou quand la pseudo-modernité du pouvoir actuel démontre que l'ultra-libéralisme est synonyme de protectionnisme et de rejet, le contraire de l'ouverture soi disant attendue. A notre force intellectuelle collective de faire preuve d'un courage politique certain et de s'emparer de tels phénomènes aussi intolérents que désastreux pour la pierre angulaire qu'est notre "vivre ensemble".

 

Aujourd'hui, dans le cadre de mon activité professionnelle, j'ai eu l'occasion de faire du canöé avec des jeunes adultes en situation de handicap moteur. Je remarque d'ailleurs que le canöé semble être à la mode à en croire certains, même si moi, je n'ai pas entendu de leader politique socialiste s'exprimer, tant il est vrai que nous n'étions pas sur la laïta, mais sur le canal de Nantes à Brest, du côté de Carhaix (comprene qui pourra).

Simplement pour préciser si besoin est qu'il n'y a pas d'impossibilité pour la pratique d'une activité considérée comme hostile de par sa spécificité pour les jeunes que j'accompagnais. Il nous a suffit de penser puis adpater à chacun les embarcations. Au sein même de "l'entourage handicap", certains semblaient septiques, circonspects, voir même insécurisés. Pourtant, cette journée fut une réussite pour tous ces acteurs et représente pour chacun d'entre eux, moi y compris un moment inoubliable. Au delà des valeures éducatives inhérentes à ma profession, c'est une illustration supplémentaire que quand l'environnement s'adpate à l'individu et non l'inverse, la terre me semble mieux tourner.

 

 

Sport pour tous :


 
 
 
 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mardi 11 septembre 2007

Nous nous situons aujurd'hui dans un espace qui se situerait au lendemain d'un début de casse économique et sociale et à l'aube d'un écrasement des classes les plus désavantagées. Une idéologie qui non seulement perdure, mais se dégrade pour des millions de nos concitoyens et marque, non pas une volonté d'améliorer l'environnement défaillant, mais plutôt une mise en exergue de la stigmatisation sans relache de l'individu qui ne "réussit" pas et se roule dans la fenge de la paresse et et du lache renoncement.

L'ami proche du président français, M. Balkany nous encquérant du fait que la seule pauvreté hexagonale est choisie et non subie!! C'est bien connu, il suffit de se rendre quotidiennement dans les rues, les associations, les centres et organismes sociaux (ou plus simplement les hôtels de la périphérie parisienne devenus "hôtels sociaux") pour se rendre compte de la justesse de vue de nos leaders éphémeres!!

Dans cette même idée, quelques chiffres majeurs de l'un de nos modes de pauvreté moderne et d'exclusion massive de millions de concitoyens :

L'Allocation Adulte Handicapé (AAH) s'éléve aujourd'hui à 621,27 Euros mensuels, en dessous du seuil de pauvreté.

15 000 enfants en situation de handicap n'ont pas d'accès à l'école républicaine, ceux du Nord de la France se rendant par milliers en Belgique.

27% des personnes en situation de handicap sont sans emploi, contre "officiellement" 8,3% pour le reste de la population.

Plus de la moitié des personnes en situation de handicap conserve "l'ancien systéme" de compensation, l'Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP) à la nouvelle, nettement moins avantageuse financiérement, la Prestation de Compensation du Handicap, (PCH). Elle ne permet de fait absolument pas de couvrir les surcoûts liés à la situation de handicap que sont les aides humaines et techniques d'un coût prohbitif (merci au libéralisme sauvage qui instaure un vrai "businnes" intolérable autour de ces supports techniques ou services à la personne, pourtant indispensable). Résultats désastreux, entre autres d' une loi UMP (11 Février 2005) que l'on doit au gouvernement sortant, le pouvoir actuel, de fait.

Des transports, les logements, la voirie, les espaces collectif qui deviendront accessibles en... 2015. Toujours la même loi UMP.

Je conviens et répéte inlassablement à qui veut l'entendre qu'il ne faut bien sur pas tomber dans le "communautarisme social", au risque de faire le jeu du pouvoir actuel, antipode de la valeur socialiste du bien commun. Simplement, le retard est si lourd et la fracture si large que des dispositifs spéficiques (et c'est malheureux) sont seuls réparateurs pour rétablir l'égalité de droit.

A cet instant, la politique globale intégré du reflexe devra alors, de fait se mettre en place et ainsi enrayer ces discriminations mutilantes économiquement, socialement et moralement

 

par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

En préambule, avant d'aborder des thématiques précises inhérentes au handicap, je risque d'user de la redondance, mais peut-être de part ma formation, il m'a toujours semblé qu'il était bon de définir un terme avant de le developper dans ses composantes les plus detaillées. D'autant qu'en politique, nous le savons et nous avons pu le constater recemment, le choix des mots est primordial. De plus, sans cette premiére étape, il est inutile d'envisager d'aborder toute autre question en lien avec une situation de handicap, puisque pour intégrer une logique qui permet de sortir de la compassion pour aller vers la compensation, il est impossible d'occulter l'importance du regard de l'autre et plus généralement les écueils et les travers de la société actuelle sur des personnes regardées encore aujourd'hui tellement différement : les personnes en situation de handicap.

1 HANDICAP : VERS UNE DEFINITION MODERNE ET DONC COMPENSATOIRE :

Tout d'abord, le handicap ne peut plus se résumer, comme il y a quelques années à des notions d'incapacité, de déficience ou de désavantage. Effectivement, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans sa Classification Internationale du Handicap (CIH) a revu sa copie en prenant enfin en considération les facteurs environnementaux. Effectivement, comme le prétend l'école canadienne avant-gardiste en la matière, une personne en fauteuil devant un escalier, si elle ne peut atteindre l'étage supérieur, ce n'est pas du fait de son fauteuil, mais aussi et surtout à cause de l'escalier. On peut de fait installer un ascenseur. Cette métaphore vaut pour tous les autres domaines : la scolarité, le travail etc...Elle induit une logique compensatoire puisque l'on change l'organisation de la société. Le préambule de la loi UMP du 11 février 2005 dans sa définition du handicap ne tenant pas compte de cette nouvelle donne, pourtant reconnue par tous les grands chercheurs, scientifiques et philosophes. D'emblée, dans cette loi, l'on constate le frein majeur et l'absence intégrale de volonté d'induire cette logique compensatoire. Le gouvernement ne voulant pas bien entendu s'appuyer sur, notamment le levier de la solidarité nationale pour une redistribution légitime, au risque de se "fâcher" avec une grande partie de son électorat, payant par exemple (pour le moment) l'ISF et pour certains gagnant en un mois une vie d’AAH.

L'escalier accentue le handicap et crée une orchestration, une situation de handicap. De trop nombreuses personnalités politiques (et parfois à gauche) parlent encore "d'handicapés". Ceux ne sont que des mots, mais dans la représentation que l'on se fait du handicap, ils signifient déjà la compréhension de l'orateur. Le passé proche nous démontre l’importance du choix des mots en politique. Il s'agit donc bien d'une situation de handicap fabriquée par un environnement défaillant, qui a oublié de nombreux concitoyens au bord du chemin en faisant, et c'est heureux évoluer les droits de l'homme, valide. L'heure n'est plus au rejet ou même à l'eugénisme de la Grèce antique, mais plutôt à un sentiment de pitié (big up à TF1 et "sans aucun doute"), aggravant la condition de l'individu en situation de handicap. Constamment positionné dans cet entre deux, l'accès à la "normalité" n'est jamais présent. Il s'agit ici de la question du regard de l'autre, qui ne peut évoluer que par des mesures concrétes proposées dans les posts suivants et concernant des thématiques concrètes, à commencer par l'enjeu majeur de la scolarité, puisque l'égalité des chances trouve ses fondation au sein de l'école laïque républicaine.

Une véritable politique du réflexe doit être engagée, et en premier lieu par le PS. Effectivement, dans chaque projet, qu’il soit national, régional, départemental, intercommunal ou communal, les populations marginalisées et leurs spécificités ne doivent pas être oubliées, écartées. Il s’agit d’une politique global intégré qui représente l’avenir et permettrait de rattraper le retard pris sur les démocraties Nords-Européenes. De plus, cette politique du réflexe interagit car elle est intégrante pour les personnes en situation de souffrance (qu’elle que soit la nature de cette souffrance) et améliore le quotidien des personnes valides (juste pour le loisir : postes de pêches adaptés sur le canal de Nantes à Brest, permettant aux enfants de participer, kartings adaptés biplaces à Combrit, permettant aux parents de conduire avec leur enfant à côté). Ces exemples valent pour le loisir et se vérifient plus que jamais pour l’accessibilité en général. Le bien être devient collectif et permet l'optimisation du "vivre ensemble" à mon sens valeur recherchée par notre organisation politique, ça tombe bien, non?

 Quoi de mieux que la dérision pour la dénonciation, voici le "best" en matière de regard sur le handicap, dans le film (encore et toujours le cinéma) ultra-subversif "aaltra" de Delepine et Kerven (groland), apologie de l'humour noir :

 
 
 
 
Un moyen comme un autre :

 

 

Moment délirant, vous en reconnaitrez facilement l'auteur :

 


 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

2 SCOLARISATION ET HANDICAP :

Effectivement, l'enjeu de la scolarisation des jeunes en situation de handicap en milieu ordinaire est crucial. Il permet une égalité des chances et ainsi de ne pas enfermer dès son plus jeune âge l'enfant dans son statut "d'handicapé", le monde adulte le lui rappellera suffisamment plus tard. Cette scolarisation est la première étape du parcours vers la réussite sociale comme pour tout à chacun et se positionne comme un préambule vers l'accompagnement et la sécurisation du parcours professionnel dans le cadre des dispositions que j'évoquerais un peu plus tard. La création des Auxiliaires d'intégration à la Vie Scolaire (AVS) dont le PS est à l'origine dans le cadre du plan handiscol est en effet une des meilleures décisions prises en matière de handicap depuis la loi de 1975. Même si ce soutien technique individualisé est depuis démantelé par l'UMP dans de nombreuses régions, ne permettant plus d'assurer la compensation et l'égalité des chances. On connaît leur logique (même plus dissimulée aujourd’hui) de loi du plus fort. Il est donc urgent de généraliser la création des AVS, tout en offrant à ces travailleurs un véritable statut dans le travail social, avec un salaire décent. Sans parler de la création de nouveaux emplois pour les jeunes.

De plus, la prévention autour du handicap est aussi essentielle dans les écoles, à travers le travail des associations déjà présentes sur le terrain, qui pourraient pour généraliser leurs interventions profiter de dédommagements de frais par exemple. De plus, l'état doit à mon sens compléter ce dispositif associatif, par des cours d'éducation à la citoyenneté, qui comprendraient entre autre l'apprentissage et le respect de la différence, à travers la couleur de peau, le handicap, ou d'autres "stigmates" visibles ou pas. Ce qui permettrait aussi de différencier les types de handicap, pour ne pas faire le jeu des amalgames. De nombreux et grands pédagogues affirment ( et je le confirme sur le terrain en tant qu'éducateur spécialisé) avec évidence le fait que les enfants sont les plus réceptifs à ce genre d'apprentissage, puisque démunis de préjugés. Il s'agit de former les futurs citoyens pour leur permettre à l'âge adulte l'accès à la tolérance, et une ouverture d'esprit plus élargie. Il y a de fait interaction puisque les jeunes en situation de handicap et leurs collègues valides sont dans un processus parallèle de découverte et d'apprentissage de l'autre et de la disparition heureuse du phénomène de "normalité" (le même cheminement que pour l'accès au travail avec les "chômeurs" valides et en situation de handicap si on ouvre le futur service public de l'emploi à tous).

Ensuite, il faut permettre à toutes les écoles d'accueillir dans les meilleures conditions des élèves en situation de handicap (et leurs AVS) de la petite école jusqu'à l'université, et ce en matière d'accessibilité (sujet traité dans un post suivant). En effet, la loi du 11 février 2005 inscrit dans son texte l'obligation d'accueil dans les écoles. Hypocrisie flagrante, puisque la charge des trop fréquents travaux de mise en accessibilité à réaliser est laissée aux différentes collectivités territoriales. C'est d'ailleurs le cas pour de nombreuses obligations de cette loi, avec aucune prise en charge financière directe de l'état pour des mesures qui pourtant s'imposent (revalorisation de l'AAH par exemple puisque actuellement scandaleusement en dessous du seuil de pauvreté). Cette décentralisation financière faisant évidemment légion pour de nombreuses autres lois, les conseils régionaux étant quasiment tous de gauche. Il faut donc aller plus loin que cette simple obligation d'accueil d'élèves en situation de handicap en donnant à chaque établissement scolaire de tout niveaux les moyens de l'accueil précédemment cité. Un dispositif qui serait conjoint à celui de l'accessibilité. Sans parler de la mesure présidentielle qui consisterait à un droit opposable à la scolarisation. Je peux vous garantir, pour en fréquenter quotidiennement, que les parents d'enfants en situation de handicap se "battent" plus que très régulièrement administrativement parlant, à tout les niveaux, tant la situation de handicap, dans notre pays est mal encadrée. Ainsi, le tribunal complexifie d'avantage le quotidien et revet un aspect avilissant, encore un!! Et cette forme de recours juridique est une solution extréme. Utilisée à toutes les sauces, elle marginalise d'avantage une population, déjà mise à la page.

Enfin, Il est évident que des investissements sont nécessaires, mais avec un retour à terme, puisque offrant à tous un meilleur accès à la citoyenneté, également outil de calcul d'une société saine. Nous savons en tant que socialistes qu'une dépense peut aussi être un investissement. De plus, il ne faut pas oublier de permettre l’accompagnement adapté des jeunes en situation de handicap qui ne peuvent pas, pour des raisons pathologiques intégrer le milieu ordinaire. Dans ce domaine, très peu de moyens sont mis à disposition, et les structures manquent, ou sont peu subventionnées (je suis moi même à temps partiel...). Que cela soit en matière de maintien à domicile, de création de foyers (listes d’attente interminable), de structures modernes type accueil de jour, de place d’ESAT (nouveaux Centre d’aide par le travail : CAT), notamment pour le handicap mental. Pour conclure sur ce thème, je ne rappellerais jamais assez l'importance de l'égalité des chances à l'école qui permet un bien commun toujours meilleur, et ainsi tenir compte d'une compensation réelle, réglementée et évaluée au sein de notre école laïque républicaine.

Encore un numéro d'acteur, par Fernandel, dans "Naïs" :

Pour mémoire, pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore vu : un rapide reportage sur l'alarmante et dramatique situation de nombre d'enfants en situation de handicap :
 

 
 
 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

 

3 LES RESSOURCES :

Dans la société actuelle, malgré notre "romantisme socialisme", l'argent, le bien pécunier est le "nerf de la guerre". L'Allocation Adulte Handicapé (AAH) se situe aujourd'hui entre 600 et 650 Euros, positionnant des millions de personnes (et évidemment d'électeurs) en situation de handicap en dessous du seuil de pauvreté. Mais attention aux amalgames, car sans tomber dans une logique d' « assistanat » tant détesté par tous, et aussi par certains socialistes, nous évoquons ici un revenu d'existence qui pallie une incapacité de travail (ce concept, on le verra plus tard étant parfois obscur). 600 Euros par mois!!!! Le chiffre parle de lui même.

Et je crains que comme le préconisait le pacte présidentiel, (seul document existant pour le moment en terme de propositions socialistes en matières de ressources des personnes handicapées), une augmentation de 5% (30 Euros) ne suffise pas à apaiser cette discrimination financière, générant de la précarité, un pouvoir d'achat inexistant et ainsi, en matière économique une perte de croissance. Le parti socialiste aurait-il oublier que les électeurs savent compter. Je ne peux ici évoquer des situations de précarité financière qui se muent en précarité sociale que je constate quotidiennement tant elles sont nombreuses (et dramatiques), et il faudrait une oeuvre en plusieurs tomes pour les décrire. Ainsi, se greffe à une injustice physique, de la nature, une injustice sociale qui empêche par exemple (et cela sera la seule illustration) une mère qui a dû arrêter de travailler pour sa fille en situation de handicap moteur de venir la chercher à l'accueil de jour dans lequel je travaille, car manque de moyens pour parcourir en voiture les 15 kilomètres séparant son domicile de la structure...

 En effet, la loi du 11 février 2005 n'a pas pris en compte la demande des personnes en situation de handicap qui souhaitaient qu'un véritable revenu d'existence soit créé pour permettre aux personnes concernées de vivre dignement et de façon autonome. L'AAH représente aujourd'hui 49,53% du SMIC alors qu'elle représentait 60% du SMIC en 1982. Vivre avec un handicap coûte très cher et on constate aujourd'hui, avec le recul d'un an sur le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), que les moyens de compensation introduit par la loi de 2005 ne couvrent absolument pas les surcoûts liés au handicap. Les compléments de ressources créés par la loi ne sont accessibles qu'à un nombre infime de personnes en situation de handicap tant les restrictions introduites par décret sont importantes (ne pas avoir perçu de revenu professionnel depuis moins d'un an, avoir moins de 5% de capacité de travail, posséder un logement indépendant mais sous conditions également...).

L'exemple suivant est aussi peu connu que proprement scandaleux : une personne en situation de handicap, qui ne peut travailler du fait de ce même handicap, est confrontée souvent au refus de tout versement de l'AAH et de ses compléments en raison des revenus de son conjoint. Ainsi, en cas de promotion du conjoint, l'AAH de la personne handicapée peut diminuer!! Cette discrimination n'est applicable à aucune autre catégorie dans notre pays. On imagine mal en effet, un employeur réduire ou supprimer le salaire d'un de ses employés en raison des ressources de son conjoint!!! Et pourtant la comparaison ne semble pas outrancière. C'est ici le déni de l'existence citoyenne de la personne en situation de handicap, par ce dispositif, ré-inventant ici le concept avillisant de la dépendance.

Certains partis politique à gauche de la gauche n'hésitent pas, en matière de ressources à proposer des avancées très concrètes et significatives, peut être aussi car ils savent qu'ils ne seront pas élus !! mais je tiens ici à les citer : Le Parti Communiste propose une indexation de l'AAH sur le SMIC. Les verts proposent une augmentation de l'AAH de 50% en 5 ans. La LCR propose la fixation de l'AAH à 1500 euros. Enfin, je ne peux croire que le parti socialiste se contente d'une augmentation de 5% de l'AAH. Il est impossible humainement, et je pense même à terme dangereux électoralement de laisser des millions de citoyens et d'électeurs en dessous du seuil de pauvreté. Comme commence à le faire le nouveau président de la république en n'ayant pas augmenté l'AAH au mois de Juillet dernier (phénomène inédit depuis deux ans).

Je concluerai sur l'ecueil qu'il me semble "inévitable à éviter" quand on se prétend socialiste. Cette "dénonciation de l'assistanat", même si pour le moment la personne en situation de handicap semble tellement "appitoyer" le citoyen français "non-handicapé", qu'il trouve encore normal de contribuer financièrement (discrimation positive?). Je pense pour ma part, que dans les méandres de l'individualisme ambiant et galopant (quoiqu'éphémere), les revenus des personnes en situation de handicap intégreront le dégoût hexagonal de l'assistanat. Pour s'adapter à cette nouvelle base idéologique sociétale, il suffit d'anticiper la réalité du handicap aujourd'hui en ne détachant pas la question des ressources de celle du travail, de l'intégration professionnelle. En effet, une remise à plat individualisée des critères d'incapacité de travail est aujourd'hui necessaire, quand on sait que certaines personnes, avec un taux d'incapacité de 70% sont dans l'impossibilité de travail et d'autres à 80% ont une activité professionnelle!! Ainsi, ll sera aisé de "justifier" l'utilisation du denier public quand il sera établi une véritable incapacité de travail, pour des personnes que l'on ne pourra laisser sans revenus. Et n'en déplaise à M. Balkany et ses amis (sic...), les personnes en situation de handicap n'ont pas choisi de figurer sur la feuille d'impôts du solidaire contribuable valide, mais préfereraient elles aussi contribuer et ne plus avoir le sentiment d'être un fardeau pour la collectivité.

 Le phénomène de clochardisation des personnes en situation de handicap existe dorénavant, notamment à Paris, et peut être "bientôt en province". On ne dira plus le "pauvre handicapé", mais "l'handicapé pauvre. En attendant :

 

Mefiez vous des invitations à manger, car bientôt :

 
 

 


 
celle là, c'est juste histoire de... :
 
 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
 

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