G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
L'amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap est un combat qui ne peut connaître de fin, tout comme celui qui concerne nos concitoyens, quand on se revendique de la volonté d'excellence. Simplement, avec cette dernière étape, qui est donc l'accessibilité, je soulignerai la notion de transversalité des différents problèmes soulevés, aussi bien sur le plan moral, humain, sociétal (comme celui de la définition du handicap) que sur des aspects techniques, comme pour l'accessibilité, sans laquelle, rien ne peut se faire. J'insiste aussi sur le fait qu'il pourrait se dégager de ces différents posts une contradiction évidente. En effet, l'une des premières revendications est l'intégration des dispositifs favorisant le quotidien des personnes en situation de handicap dans une politique global intégré, avec le souci du reflexe pour permettre aux plus vulnérables de s'inserer dans le droit commun. Ce concept demeure pour autant utopique, car avant de pouvoir bénéficier de dispositifs au même titre que "le français blanc valide hétérosexuel cadre moyen", le retard est tellement conséquent (d'où l'existence des posts précédents) que, malheureusement, SEULS des dispositifs spécifiques permettent aux personnes en situation de handicap de bénéficier des droits propres à chacun. C'est le préalable précédant la politique du reflexe. Les démocraties Nords-Européenes nous ont ouvert la voie.
5 L'ACCESSIBILITE :

L'homme a inventé les escaliers pour pouvoir accéder à des espaces innaccessibles. C'est ainsi, l'évolution heureuse des possibilités de l'homme valide, mais l'évolution ne suit pas son court pour tous. Avant même de parler de l'accessibilité, évoquons l'inaccessibilité, puisqu'elle est la donne actuelle. Elle représente elle aussi une véritable discrimination puisqu'elle empêche les personnes en situation de handicap de se loger, de se déplacer, de faire leurs courses, de se créer des loisirs. Sans parler du phénomène flagrant, émergeant et croissant notamment à Paris de clochardisation des personnes handicapées. En effet, l'on voit sur nos trottoirs, dans nos rues de plus en plus de personnes en fauteuil roulant, phénomène nouveau. Pour deux raisons essentielles : le manque de moyens (évoqués précédemment) et le découragement face à toutes les démarches à mener et à la position humiliante de quémandeurs permanents dans laquelle sont cantonnées les personnes en situation de handicap.

La loi de 2005 (encore elle) introduit la mise en accessibilité des logements, transports, espaces publics et privés dans dix ans !!!, une génération sacrifiée !!! Et en cas de non respect de cette mise en accessibilité, il n'y a aucunes sanctions envisagées. Pour résumer, il faudra attendre une décennie, pour qu'il ne se passe rien. Il y a également obligation pour les communes de plus de 5000 habitants d'organiser des commissions communales d'accessibilité, avec des représentants de différents handicaps, des services municipaux, la sécurité etc...Sauf que les communes ne se mobilisent absolument pas pour les mettre en place et aucun moyen n'est donné à l'associatif pour faire fonctionner ces commissions, néanmoins essentielles.

Pourtant, un minimum de bon sens, sans dépenses (même si il faut se décomplexer avec ce phénomène de la dépense) permettrait des progrès non négligeables en matière d'accessibilité. Notamment, au niveau de l'architecture, par dans un premier temps l'introduction dans la formation qualifiante à ces métiers la notion d'accessibilité et des normes en vigueur la respectant. Ainsi, l'on trouverait dans chaque habitation ou espace public des portes plus larges, la disparition des marches (rappel à la « théorie métaphorique » de l'escalier évoqué dans le post sur la définition du handicap), des interrupteurs plus bas, des fenêtres agrandies, notamment plus près du sol etc... Ces aménagements ne changent rien et la plupart du temps améliorent les conditions d'existence des personnes valides et modifieraient pourtant le quotidien de millions de personnes en situation de handicap. Les exemples en la matière se multiplient, et notamment dans notre département.
Pour conclure sur ces différents travaux inhérents à la situation de handicap, je continuerai évidemment à défendre les valeurs humanistes socialistes mais aussi et surtout à faire vivre un vrai débat sur le handicap au sein de notre fédération, avant j'espère un débat national. En tant que professionnel de l'éducation spécialisée, acteur et militant de terrain, je continuerai à porter ces valeurs, autant d'enjeux sociétaux qui se situent, selon moi à gauche et que le PS doit investir pour, et c'est bien une des missions fondatrices d'une organisation politique : permettre à tout à chacun, de vivre pleinement sa citoyenneté.
SYNTHESE UTOPIQUE DES PROPOSTIONS D'UN DOUX REVEUR :
1 Refonte de la loi de 2005, ou mise en place d'une nouvelle loi induisant les facteurs environnementaux dans la définition du handicap.
2 Augmentation significative du nombre d'AVS, avec un véritable statut.
3 Cours d'éducation à la citoyenneté, et prévention autour du handicap dans les écoles.
4 Création de structures innovantes et adaptées.
5 Accessibilité obligatoire des écoles.
6 Indexation de l'AAH sur le SMIC dans les plus brefs délais et augmentation significative avant la fin de la mandature.
7 Disparition de la dépendance financière au conjoint.
8 Service public de l'emploi ouvert aux personnes en situation de handicap avec création d'Auxiliaires d'intégration à la Vie Professionnelle (AVP), pour sécuriser les parcours avec notamment la ré-introduction des catégories (A, B, C) de travailleurs en situation de handicap avec quotas par catégories.
9 Aide pour les entreprises qui adaptent des postes au handicap.
10 Chantiers d'accessibilité en terme de logements, transports, espaces publics et privés dans les trois ans à venir (par la véritable mise en place des commissions communales d'accessibilité, et la formation aux architectes).
Et après tout ça : 
11 Politique global intégré des personnes en situation de handicap, dans tout les projets relatifs au droit commun.
A voir et à re-voir :
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