G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
La montée en puissance de la délinquance des mineurs est incontestable, de l'aveu même de la garde des sceaux, "le nombre des mineurs condamnés pour délits de violence a augmenté de près de 40% ces cinq dernières années". La solution miracle trouvé par le gouvernement de droite decomplexée est ......La prison. Elle est belle l'Union du Mouvement Populaire progressiste dans les évolutions sociétales. L'engorgement du "parc pénitanciaire" (60 000 détenus pour 50 000 places) transformera la prison en école du crime ou en aller simple vers des structures psychyatriques, générant et généralisant le phénomène de casse éducative et annhillant toute chance de ré-insertion. La loi Perben II instaurait un travail de partenariat entre l'éducation spécialisée, les travailleurs sociaux et les forces de police. Le problème réside dans le fait que tout partenariat inclue la notion de bilatéralité, de droits et de devoirs pour chacun. Dans ce cas précis, la consigne ministérielle sarkozyste de l'époque était "les policiers ne sont pas là pour jouer au foot avec les jeunes", alors que ce type de travail de terrain, de proximité, de partage commençait à porter naturellement ses fruits. Dans le même temps, le travailleur social devait par exemple "informer" les forces de police d'une conduicte addictive illégale en France (consommation de cannabis) d'un individu rencontré dans le cadre d'un suivi social... Je vois difficilement un jeune revenir voir l'éducateur s'il sait qu'il risque d'être "balancé" (la delation provient du fascisme) par souvent le trop seul lien qu'il existe entre le jeune et la réalité des normes imposées. Le lien est ainsi fissuré et les prisons font le plein. Les fragiles mineurs de 16 à 18 ans seront ainsi dirigés en masse vers "l'abattoir social", la seule raison provenenant du fait qu'ils viennent de quartiers qui donnent vraiment envie de "faire des bêtises" quand on est jeunes, pas construits et influençables. Quand j'avais 15 ans, dans mon Quimper natal, je ne pensais qu'à regarder Caroline, mon premier amour (qu'est elle devenue au passage??), acheter des bonbons, du coca et jouer au foot avec les copains. J'étais certes un peu naïf, mais le contexte de l'époque et mon entourage Quimpérois bienveillant me rendaient influençable (pas vers la "niaiserie", même si c'était un peu guimauve, je le conçois) dans la douce spirale positive infantile de l'insousciance. Pour voir de près la notion d'inégalité des chances, vous pouvez lire l'excellent "la vie de ma mère" de Thierry Jonquet ou plus simplement en consultant le clip suivant
Evidemment, quand on est pas nés sous la même étoile :
Vous trouverez dans la vidéo suivante un extrait de "battle" (combat de flow, de mots) extrait du film 8 mile avec Eminem. Chacun sa culture, son unvivers (essayez de regardez jusqu'au bout, ce "battle" a vraiment belle allure), mais c'est toujours mieux que "mille colombes"!!




































