G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
La quête de l'humanisme doit sans cesse guider nos actions. Je n'évoque pas bien sur ici la compassion propre au modèle de la charité chrétienne, qui au final, dans
le dogme a souvent dit à travers l'histoire à l'homme ce qui devait guider son action. La recherche de l'humanisme à l'inverse me semble promouvoir la quête introspective, confiante en chaque
être, pour autour de soi apporter sa vision humaine sur le monde. La laïcité forcément positive réside aussi en ces termes qui prône le libre choix de tous.
Loin de moi l'idée ici de tenter maladroitement de m'exercer à une réflexion poussée sur la spiritualité, réflexion que je ne prétends en aucun cas maîtriser. Simplement, cette sempiternelle
quête de ma vérité me laisse à penser que quand je franchis l'entrée de la mairie de Quimper où s'exerce le premier des droits humains, la citoyenneté, je suis autant affecté que fier de croiser
le regard d'Ingrid Bétancourt et je salue et m'associe à l'initiative municipale de faire figurer son portrait dans le hall de la maison des Quimpérois. En effet, combien de fois ais-je
entendu ici et là, souvent dans mes cercles, "qu'il n'y avait pas qu'elle", "que l'on ne parlait que d'elle et jamais de tous les autres" etc...
Je n'étais pas loin de cette approche il y a quelques années. Simplement, si un jour, les symboles disparaissent, ceux sont tous les otages qui suivent le même
chemin...Jusqu'au jour tant espéré où un otage sera délivré parcequ'il est un être (potentiellement d'amour), et pas parce qu'il est français, anglais ou américain. C'est pour tous les anonymes,
pour tous les autres combats, que certaines luttes existent et ne doivent pas mourir, sinon c'est nous tous qui mourront. C'est aussi en cela que l'exercice d'un quelconque pouvoir est parfois
difficile, car les forces progressistes auxquelles j'appartiens se battent pour la justice sociale dans toute sa dimension, en ne résolvant jamais intégralement certains écarts, mais au moins,
nous y aspirons, et nous n'abandonnerons jamais.
Une fois de plus, demain matin, dans le hall de la mairie, devant le portrait d'Ingrid Bétancourt, j'aurais une pensée aussi sincère et profonde que mon espoir est vif pour tous les opprimés
du monde. Je me dirigerai vers le bureau qui est dorénavant le mien (et celui de 10 autres collègues) pour un CDD de 6 ans pour, dans cet âme progressiste, ce coeur utopique et cet
esprit pragmatique faire de mon mieux pour résoudre d'autres formes d'injustice, encore et toujours.






































