G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
Très beau moment de solenité cathodique de Danielle Mitterand qui dans une forme d'héritage, étonnament et presque mysthiquement est physiquement si proche de son
ancien compagnon, aussi bien au niveau des traits du visage que dans les modalités de la prise de parole, voir dans la froideur glaciale de certaines réponses.
![]()
Mais au delà de cette sommaire description, sa définition "d'être de gauche" fut profondément pertinente, parfois provocatrice, mais parle à mon coeur socialiste... Ainsi, elle induit le
fait qu'une femme ou un homme de gauche (même si elle/il a accepté l'économie de marché, ça, elle ne le dit pas, j'y reviendrai tout à l'heure) se prend de passion pour le progrès
humain, et vise l'émancipation collective par la justice sociale. Dans une démarche humaniste et universelle, elle place l'homme au coeur de l'action
politique, en l'opposant à une vision capitaliste dans laquelle la "valeur argent" est preignante. Il ne s'agit pas de détéster le gain pécunier, qui peut être un moteur, mais
jamais de l'inclure d'emblée dans une définition d'un idéal de société, ce qui pour la droite decomplexée (et aussi la "honteuse") est de fait inéluctable.
Je n'ai pas repris la terminologie exacte de l'ex-première dame socialiste, mais j'éspère avoir traduit au mieux sa pensée. Pour prolonger la définition "d'être de gauche", et plus
particulièrement d'être socialiste, il me prend l'incontrôlable envie d'évoquer la sociale démocratie, trop souvent mal perçue, car non envisagée dans toute sa
perspective globale, caricaturée et vidée de son sens originelle. Effectivement, du fait de la caricature, et d'une forme de simplisme, notamment médiatique, la sociale
démocratie s'apparenteraît à un très improbable "courant centre-gauche" qui tendrait à se rapprocher économiquement des "camarades centristes" tout en conservant nos
structures idéologiques sociales, sociétales ou institutionnelles. Sauf, que d'emblée, la question sociale ne peut être déconnectée de l'enjeu économique, il y a
inter-dépendance. Sauf que la position officielle du PS sur le mouvement centriste est un rapprochement envisageable à la seule condition qu'un mouvement comme le MODEM nous
rejoigne sur NOS valeurs (que je vais développer dans un instant). Le problème réside dans le fait que certains prétendus socialistes jouent sur le détournement de la définition de la
sociale-démocratie à des fins éléctoralistes, pour s'attirer uniquement les voix du MODEM et détruire non le dogme, mais la pensée socialiste.
Je pense très humblement au contraire qu'une des solutions pour le Parti Socialiste est d'assurer une transversalité, une forme de "grand écart idéologique", entre l'éléctorat (et
pas les structures) de Besancenot et celui de Bayerou, sans incompatibilité. En effet, la social démocratie évoque comme pilier d'utiliser les leviers du capitalisme que nous ne pouvons refuser
(du moins pour le moment...) pour permettre une meilleure re-distribution et promouvoir ainsi la justice sociale et l'égalité de droits. Un exemple précis en est
par exemple l'idée de baisser les charges des entreprises (les "gauchistes dogmatiques" me sautent ici à la gorge...) qui innovent, et favorisent concrétement le développement durable, en
fonction des possibilités et spécificités de son secteur d'activité, qui ne précarisent pas et respectent ses salariés, et assurent un climat social sain au sein de l'entreprise. Notamment (mais
pas que), en matière de recherche, ou d'innovation. C'est aussi la mise en exergue de la puissance syndicale, par la recherche de l'accroissement de sa représentativité pour
répondre au mieux aux attentes et aux exigences des salariés. Si ces exemples ne sont pas "révolutionnaires", ils ne sont certainement pas les fruits d'un arbre aux pommes pourries d'un
UMP bis, comme j'ai déjà pu scandaleusement l'entendre... Bien sûr, la défense des plus précarisés, avec une vraie revalorisation de certains minimas sociaux, et des incitations
fortes pour rendre attractif "l'outil (et non la valeur) travail", même en cas de pénibilité, qui doit toujours être diminuée. Par pourquoi pas, et n'en ayons pas peur, ni honte, la
taxation d'un certain actionnariat au profit des millions de nos concitoyens en dessous du seuil de pauvreté. Sociétalement, la sociale démocratie, c'est l'humanisme, le progrès, la
laïcité, avec par exemple la reconnaissance de droits qui ne tiennent pas compte des préférences sexuelles, de la couleur de la peau ou d'une situation de handicap. La liberté et la
justice sociale en articulation, sans être jamais en opposition.
J'ai déjà entendu, dans les rangs mêmes du PS, que notre organisation politique avait un réel problème avec l'économie. Cette contre-vérité est indéniablement insupportable.
Comme si les socialistes n'avaient que le "monopole du coeur" et étaient des utopistes imprécis et incapables de gérer à long terme. Je rappelerai pour mémoire que le plus socialiste des
socialistes récemment en situation de responsabilité, avait de 1997 à 2002 réduit la dette en créant 1 million 500 000 emploi. Decomplexons nous camarades!! et
rougissons de bonheur en partageant une liqueur à la couleur de nos opinions politiques... (rouges divagations...)
De toute façon merci Danielle d'avoir aussi loin permi de pousser la réflexion et de tenter de définir qui on est et vers où on va. Un autre point commun fut aussi de souligner
l'ephèmere des valeurs défendues par le cynisme du pouvoir actuel. Cette femme de gauche semble porter le poids du passé de la femme d'état et les espoirs de la femme de
coeur...
Enfin, pour tenter de faire plaisir à ma "bonne amie" Anne-Do, je vais tenter de prolonger les dernières expérimentations musicales, en faisant à nouveau confiance à l'ami Tiersen, avec
un clip onirique, esthétique, épique, social démocratique (!!!) etc...




































