G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
Re-viste hier de l'excellent "orgueil et préjugés", avec la sublimisime Keira Knightley. Rapidement, pour que ce blog ne se résume pas en des critiques cinématographiques, ce long métrage dont la scène se déroule au XVIIIéme siècle a la particularité, d'user un langage d'époque pour le moins chatié, et à une forme de bourgeoisie britannique. La force en est les messages aussi bien de haine, d'amour fou, d'hilarité, dissimulés derrière un vocabulaire tout en rondeur et en douceur.

On y voit ici l'évident parallèle avec le fait politique, qui étymologiquement, au delà des actions collectives visant en une amélioration pour une population donnée désigne aussi un vocable bienséant, empreint de courtoisie, de diplomatie. Sans tomber dans l'hypocrisie et sans declasser "les coups de gueule necessaires", j'avoue me delecter des bons mots, aussi bien à but emphatiques que destructeurs, qui sans euphémiser l'objectif et le sens d'un message l'enrobe d'un coulis délicat. Le politique maitrise en général cette technique dialectique, et mis au service des valeurs auquels j'adhére, j'adore tout simplement.
Justement, transition plus ou moins habile pour évoquer briévement le syndrome de Peter, qui définit en particulier notre propre seuil d'incompétence. Ainsi, en attenuant son orgueil et pour faire face aux préjugés, il est primordial de ne pas être dans le déni de ses propres limites. Ces dernières, une foi définies sont evidemment à travailler, quel qu'en soit la durée, pour faire les bons choix, aussi bien en politique que dans les dimensions affectives, ou professionnelles inhérentes à notre quotidien à tous.




































