G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"

En ces temps où le fossé se creuse plus que jamais entre nos concitoyens, chacun sait que la période des fêtes de fin d'année, et en particulier Noël, symbole de solidarité, de
générosité peut être douloureuse pour nombre d'individus. Même si depuis des années à cette période, en allant faire un tour à proximité des zones commerciales les plus frequentées, l'on
constate que les stationnements reservés aux personnes en situation de handicap sont plus que jamais occupés par des véhicules sans le macaron destiné à cet usage. "Il faut bien que tata
Berthe est son cadeau, on l'avait oubliée... Et elle l'aura coûte que coûte..." Cette solidarité originelle se transforme bien souvent en l'incarnation de l'individualisme,
et à la chaleur humaine se subsitue l'orgueil, la vanité de tenir un table bien garnie, l'envie d'en mettre plein la vue...
"En décembre, c'est l'apothéose, la grosse bouffe et les p'tits cadeaux, ils sont toujours aussi moroses, mais y'a d'la joie dans les ghettos. La terre peut s'arrêter de tourner, ils rateront
pas leur reveillon, moi j'voudrai tous les voir crever, étouffés de dinde aux marrons." Renaud, hexagone.
Je participe très cetainement aussi au phénomène, mais ne perdons pas de vue ce qui fait l'esprit de Nöel. Le meilleur moyen n'est pas de culpabiliser car chacun a droit à sa
chance, chacun peut "se faire péter la panse", et nous sommes tous le malheureux d'un autre, dans une certaine proportion. Mais simplement, pour ceux qui seront entourés en ces moments,
ne perdez pas de vue votre inestimable chance. Pour tous les autres, la roue finit toujours par tourner, et chacun doit garder espoir. De toutes les façon, avec un peu d'avance
:"Très bonnes fêtes de fin d'années à tous".
Il n'est même plus étonnant d'observer l'engouement médiatique pour un titre de "chanoine honoraire" accordé à Nicolas S, auquel pourtant tous les présidents de la cinquième république française se sont vus honorés par le pape de leur époque respective. Certains n'étant pas allé jusqu'au bout de la cérémonie. Lui évidemment se sent plus que jamais concerné puisqu'il est le "roi de la fête". Mais au delà de cet égo surdimmensionné qui n'avait jusqu'alors echappé à personne, il a osé évoquer "les racines chretiennes de la france", ou encore "la laïcité positive"... Il induit ainsi que la laîcité négative existe. Il évoque sans doute une forme d'anti-cléricalisme qui exclut tout ce qui est religieux de la gestion des grandes orientations d'un état, pourtant laïc, faut-il le lui rappeler...
J'y vois plutôt la liberté individuelle de croire ou non, car quand ce même président participe avec un plaisir non dissimulé aux différentes cérémonies religieuses, dans un faste "pas très catholique", il semble s'épanouir dans ses convictions et croyances, tout en semblant lui même exclure la possibilité d'une laïcité revendiquée cheville au corps. Même pour le concept de liberté spirituelle, ici aussi s'impose "le bien" et "le mal". Le président bling bling d'une partie des français vient d'insulter implicitement un des piliers fondateurs de notre nation républicaine, mais "c'est pas grave", il paraît qu'il a embrassé C.... B.... Sale période...
A ce propos, J'espère vraiment que Carla ne lui apprendra jamais à jouer de la guitare :




































