G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
"Petite fatigue" aujourd'hui, puisque hier soir, nous avions le loisir de fêter l'anniversaire de ma tite "Ally Mc Beal quimpéroise", surnom qui
a resonné dans le micro du Disc Jockey du lieu de perdition nocturne où nous nous fumes égarés. D'ailleurs, quelques camarades socialistes (et non des moindres...) tremoussaient avec
moi leurs corps athlétiques au son du disco des années 80. Nous ne pumes nous empecher d'intégrer le fait politique dans un contexte qui ne semblait pourtant pas s'y prêter.
Ainsi, je pris sur moi de faire passer des "messages subliminaux" dans le respect de l'anonymat bien sur en n'évoquant que des prénoms, et donc en harcelant le DJ pour
dédicacer le morceau "relax" de mika (clip d'une campagne récente) à un certain Jean-Jacques, puis pour "je te survivrai" de Jean Pierre François, pour une dédicace au
prénom Ségolène, et enfin un morceau de Glein Medeiros pour un certain Florian.
Très belle soirée donc, qui me fit repenser aux propos du camarade Olivier sur son blog évoquant l'amitié. En effet, hier, une alchimie est
née entre des amis qui ne se connaissaient pas initialement et quel bonheur de constater que les gens que vous appréciez s'apprécient tout autant entre eux, et quelque soit leur horizon. Ce qui
prouve à nouveau, si besoin en était que le cloisonemment, le pré-conçu intellectuel, les echelles de valeurs, les oppositions systématiques ne permettent pas les "jolis moments"
passés hier. Effectivement, hier soir, il n'y avait pas de clans, de divisions, de dogmes pour le dogme, juste des affinités, mais surtout beaucoup d'ouverture. Pourtant, j'avais, fait peu
commun, décidé d'opter pour le port de la cravate, ce qui ne fait pas de moi un élitiste, le travailleur social, militant associatif que je suis depuis six ans. Surtout que j'ai découvert,
n'en ayant pas le fréquent usage qu'une cravate n'inclut pas la fermeture de la chemise jusqu'au dernier bouton du haut, permettant d'éviter le sentiment de
suffoquement...

Plus sérieusement, sans vous inciter ce soir à ne pas regarder ce "reportage", j'ai découvert le thème de l'émission "zone interdite" de "la chaîne qui monte" : Smicards et
classes moyennes : enquête sur la France qui galère. Sans doute, vois-je le mal un peu partout, mais ce titre me semble assez évocateur de l'emprise du modèle sociétal
d'écrasement qui prédomine aujourd'hui. En effet, une fois de plus, on clive, on divise, et surtout on sous entend qu'entre la caste minoritaire bourgeoise toujours avantagé (evidemment,
je le constate et le déplore) et des "assistés", aux minimas sociaux, qui bénéficient de dispositifs d'aides qu'ils utilisent comme un puits sans fond, et certains mêmes en fraudant....les
méchants..., se trouvent les classes moyennes qui seraient donc les plus désavantagés, et je ne prétends pas le contraire.
Simplement, la vindicte populaire est choquée qu'un mauvais citoyen feignant RMISTE, une fois toutes les aides accumulées s'en sortirait mieux qu'un bon citoyen gentil
SMICARD qui travaille et n'y arrive pas. Au delà de la bêtise absolue d'opposer les uns aux autres, comme je le dis depuis plusieurs articles et le re-dirai dans ceux à
venir, il est de fait de bon ton, pour REDUIRE l'inégalité de REDUIRE les avantages du RMISTE pour que quand même le SMICARD respire d'avantage. Au
lieu de ne pas améliorer la situation du second et de marginaliser le premier, et de tirer finalement les deux vers le bas, il me semble bien plus pertinent de permettre au SMICARD une véritable
émancipation à travers l'AUGMENTATION significative de son revenu, pour permettre l'AUGMENTATION de l'écart en tirant vers le haut, et en participant au
phénomène d'attractivité d'une situation professionnelle pour les individus eloignés de l'emploi.
Au risque de provoquer quelque peu, avec les dispositifs qui se préparent pour ceux qui bénéficient des minimas sociaux, et cette volonté d'écrasement de tirer les travailleurs pauvres et les
précaires vers le bas, je dirai que malheureusement, "le smicard d'aujourd'hui est le bourgeois de demain".
PS (!!!) : Quel déanché sur la piste!!!




































