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Le PS est là


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G. Orwell

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"

Mercredi 29 août 2007

En préambule, avant d'aborder des thématiques précises inhérentes au handicap, je risque d'user de la redondance, mais peut-être de part ma formation, il m'a toujours semblé qu'il était bon de définir un terme avant de le developper dans ses composantes les plus detaillées. D'autant qu'en politique, nous le savons et nous avons pu le constater recemment, le choix des mots est primordial. De plus, sans cette premiére étape, il est inutile d'envisager d'aborder toute autre question en lien avec une situation de handicap, puisque pour intégrer une logique qui permet de sortir de la compassion pour aller vers la compensation, il est impossible d'occulter l'importance du regard de l'autre et plus généralement les écueils et les travers de la société actuelle sur des personnes regardées encore aujourd'hui tellement différement : les personnes en situation de handicap.

1 HANDICAP : VERS UNE DEFINITION MODERNE ET DONC COMPENSATOIRE :

Tout d'abord, le handicap ne peut plus se résumer, comme il y a quelques années à des notions d'incapacité, de déficience ou de désavantage. Effectivement, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans sa Classification Internationale du Handicap (CIH) a revu sa copie en prenant enfin en considération les facteurs environnementaux. Effectivement, comme le prétend l'école canadienne avant-gardiste en la matière, une personne en fauteuil devant un escalier, si elle ne peut atteindre l'étage supérieur, ce n'est pas du fait de son fauteuil, mais aussi et surtout à cause de l'escalier. On peut de fait installer un ascenseur. Cette métaphore vaut pour tous les autres domaines : la scolarité, le travail etc...Elle induit une logique compensatoire puisque l'on change l'organisation de la société. Le préambule de la loi UMP du 11 février 2005 dans sa définition du handicap ne tenant pas compte de cette nouvelle donne, pourtant reconnue par tous les grands chercheurs, scientifiques et philosophes. D'emblée, dans cette loi, l'on constate le frein majeur et l'absence intégrale de volonté d'induire cette logique compensatoire. Le gouvernement ne voulant pas bien entendu s'appuyer sur, notamment le levier de la solidarité nationale pour une redistribution légitime, au risque de se "fâcher" avec une grande partie de son électorat, payant par exemple (pour le moment) l'ISF et pour certains gagnant en un mois une vie d’AAH.

L'escalier accentue le handicap et crée une orchestration, une situation de handicap. De trop nombreuses personnalités politiques (et parfois à gauche) parlent encore "d'handicapés". Ceux ne sont que des mots, mais dans la représentation que l'on se fait du handicap, ils signifient déjà la compréhension de l'orateur. Le passé proche nous démontre l’importance du choix des mots en politique. Il s'agit donc bien d'une situation de handicap fabriquée par un environnement défaillant, qui a oublié de nombreux concitoyens au bord du chemin en faisant, et c'est heureux évoluer les droits de l'homme, valide. L'heure n'est plus au rejet ou même à l'eugénisme de la Grèce antique, mais plutôt à un sentiment de pitié (big up à TF1 et "sans aucun doute"), aggravant la condition de l'individu en situation de handicap. Constamment positionné dans cet entre deux, l'accès à la "normalité" n'est jamais présent. Il s'agit ici de la question du regard de l'autre, qui ne peut évoluer que par des mesures concrétes proposées dans les posts suivants et concernant des thématiques concrètes, à commencer par l'enjeu majeur de la scolarité, puisque l'égalité des chances trouve ses fondation au sein de l'école laïque républicaine.

Une véritable politique du réflexe doit être engagée, et en premier lieu par le PS. Effectivement, dans chaque projet, qu’il soit national, régional, départemental, intercommunal ou communal, les populations marginalisées et leurs spécificités ne doivent pas être oubliées, écartées. Il s’agit d’une politique global intégré qui représente l’avenir et permettrait de rattraper le retard pris sur les démocraties Nords-Européenes. De plus, cette politique du réflexe interagit car elle est intégrante pour les personnes en situation de souffrance (qu’elle que soit la nature de cette souffrance) et améliore le quotidien des personnes valides (juste pour le loisir : postes de pêches adaptés sur le canal de Nantes à Brest, permettant aux enfants de participer, kartings adaptés biplaces à Combrit, permettant aux parents de conduire avec leur enfant à côté). Ces exemples valent pour le loisir et se vérifient plus que jamais pour l’accessibilité en général. Le bien être devient collectif et permet l'optimisation du "vivre ensemble" à mon sens valeur recherchée par notre organisation politique, ça tombe bien, non?

 Quoi de mieux que la dérision pour la dénonciation, voici le "best" en matière de regard sur le handicap, dans le film (encore et toujours le cinéma) ultra-subversif "aaltra" de Delepine et Kerven (groland), apologie de l'humour noir :

 
 
 
 
Un moyen comme un autre :

 

 

Moment délirant, vous en reconnaitrez facilement l'auteur :

 


 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

2 SCOLARISATION ET HANDICAP :

Effectivement, l'enjeu de la scolarisation des jeunes en situation de handicap en milieu ordinaire est crucial. Il permet une égalité des chances et ainsi de ne pas enfermer dès son plus jeune âge l'enfant dans son statut "d'handicapé", le monde adulte le lui rappellera suffisamment plus tard. Cette scolarisation est la première étape du parcours vers la réussite sociale comme pour tout à chacun et se positionne comme un préambule vers l'accompagnement et la sécurisation du parcours professionnel dans le cadre des dispositions que j'évoquerais un peu plus tard. La création des Auxiliaires d'intégration à la Vie Scolaire (AVS) dont le PS est à l'origine dans le cadre du plan handiscol est en effet une des meilleures décisions prises en matière de handicap depuis la loi de 1975. Même si ce soutien technique individualisé est depuis démantelé par l'UMP dans de nombreuses régions, ne permettant plus d'assurer la compensation et l'égalité des chances. On connaît leur logique (même plus dissimulée aujourd’hui) de loi du plus fort. Il est donc urgent de généraliser la création des AVS, tout en offrant à ces travailleurs un véritable statut dans le travail social, avec un salaire décent. Sans parler de la création de nouveaux emplois pour les jeunes.

De plus, la prévention autour du handicap est aussi essentielle dans les écoles, à travers le travail des associations déjà présentes sur le terrain, qui pourraient pour généraliser leurs interventions profiter de dédommagements de frais par exemple. De plus, l'état doit à mon sens compléter ce dispositif associatif, par des cours d'éducation à la citoyenneté, qui comprendraient entre autre l'apprentissage et le respect de la différence, à travers la couleur de peau, le handicap, ou d'autres "stigmates" visibles ou pas. Ce qui permettrait aussi de différencier les types de handicap, pour ne pas faire le jeu des amalgames. De nombreux et grands pédagogues affirment ( et je le confirme sur le terrain en tant qu'éducateur spécialisé) avec évidence le fait que les enfants sont les plus réceptifs à ce genre d'apprentissage, puisque démunis de préjugés. Il s'agit de former les futurs citoyens pour leur permettre à l'âge adulte l'accès à la tolérance, et une ouverture d'esprit plus élargie. Il y a de fait interaction puisque les jeunes en situation de handicap et leurs collègues valides sont dans un processus parallèle de découverte et d'apprentissage de l'autre et de la disparition heureuse du phénomène de "normalité" (le même cheminement que pour l'accès au travail avec les "chômeurs" valides et en situation de handicap si on ouvre le futur service public de l'emploi à tous).

Ensuite, il faut permettre à toutes les écoles d'accueillir dans les meilleures conditions des élèves en situation de handicap (et leurs AVS) de la petite école jusqu'à l'université, et ce en matière d'accessibilité (sujet traité dans un post suivant). En effet, la loi du 11 février 2005 inscrit dans son texte l'obligation d'accueil dans les écoles. Hypocrisie flagrante, puisque la charge des trop fréquents travaux de mise en accessibilité à réaliser est laissée aux différentes collectivités territoriales. C'est d'ailleurs le cas pour de nombreuses obligations de cette loi, avec aucune prise en charge financière directe de l'état pour des mesures qui pourtant s'imposent (revalorisation de l'AAH par exemple puisque actuellement scandaleusement en dessous du seuil de pauvreté). Cette décentralisation financière faisant évidemment légion pour de nombreuses autres lois, les conseils régionaux étant quasiment tous de gauche. Il faut donc aller plus loin que cette simple obligation d'accueil d'élèves en situation de handicap en donnant à chaque établissement scolaire de tout niveaux les moyens de l'accueil précédemment cité. Un dispositif qui serait conjoint à celui de l'accessibilité. Sans parler de la mesure présidentielle qui consisterait à un droit opposable à la scolarisation. Je peux vous garantir, pour en fréquenter quotidiennement, que les parents d'enfants en situation de handicap se "battent" plus que très régulièrement administrativement parlant, à tout les niveaux, tant la situation de handicap, dans notre pays est mal encadrée. Ainsi, le tribunal complexifie d'avantage le quotidien et revet un aspect avilissant, encore un!! Et cette forme de recours juridique est une solution extréme. Utilisée à toutes les sauces, elle marginalise d'avantage une population, déjà mise à la page.

Enfin, Il est évident que des investissements sont nécessaires, mais avec un retour à terme, puisque offrant à tous un meilleur accès à la citoyenneté, également outil de calcul d'une société saine. Nous savons en tant que socialistes qu'une dépense peut aussi être un investissement. De plus, il ne faut pas oublier de permettre l’accompagnement adapté des jeunes en situation de handicap qui ne peuvent pas, pour des raisons pathologiques intégrer le milieu ordinaire. Dans ce domaine, très peu de moyens sont mis à disposition, et les structures manquent, ou sont peu subventionnées (je suis moi même à temps partiel...). Que cela soit en matière de maintien à domicile, de création de foyers (listes d’attente interminable), de structures modernes type accueil de jour, de place d’ESAT (nouveaux Centre d’aide par le travail : CAT), notamment pour le handicap mental. Pour conclure sur ce thème, je ne rappellerais jamais assez l'importance de l'égalité des chances à l'école qui permet un bien commun toujours meilleur, et ainsi tenir compte d'une compensation réelle, réglementée et évaluée au sein de notre école laïque républicaine.

Encore un numéro d'acteur, par Fernandel, dans "Naïs" :

Pour mémoire, pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore vu : un rapide reportage sur l'alarmante et dramatique situation de nombre d'enfants en situation de handicap :
 

 
 
 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

 

3 LES RESSOURCES :

Dans la société actuelle, malgré notre "romantisme socialisme", l'argent, le bien pécunier est le "nerf de la guerre". L'Allocation Adulte Handicapé (AAH) se situe aujourd'hui entre 600 et 650 Euros, positionnant des millions de personnes (et évidemment d'électeurs) en situation de handicap en dessous du seuil de pauvreté. Mais attention aux amalgames, car sans tomber dans une logique d' « assistanat » tant détesté par tous, et aussi par certains socialistes, nous évoquons ici un revenu d'existence qui pallie une incapacité de travail (ce concept, on le verra plus tard étant parfois obscur). 600 Euros par mois!!!! Le chiffre parle de lui même.

Et je crains que comme le préconisait le pacte présidentiel, (seul document existant pour le moment en terme de propositions socialistes en matières de ressources des personnes handicapées), une augmentation de 5% (30 Euros) ne suffise pas à apaiser cette discrimination financière, générant de la précarité, un pouvoir d'achat inexistant et ainsi, en matière économique une perte de croissance. Le parti socialiste aurait-il oublier que les électeurs savent compter. Je ne peux ici évoquer des situations de précarité financière qui se muent en précarité sociale que je constate quotidiennement tant elles sont nombreuses (et dramatiques), et il faudrait une oeuvre en plusieurs tomes pour les décrire. Ainsi, se greffe à une injustice physique, de la nature, une injustice sociale qui empêche par exemple (et cela sera la seule illustration) une mère qui a dû arrêter de travailler pour sa fille en situation de handicap moteur de venir la chercher à l'accueil de jour dans lequel je travaille, car manque de moyens pour parcourir en voiture les 15 kilomètres séparant son domicile de la structure...

 En effet, la loi du 11 février 2005 n'a pas pris en compte la demande des personnes en situation de handicap qui souhaitaient qu'un véritable revenu d'existence soit créé pour permettre aux personnes concernées de vivre dignement et de façon autonome. L'AAH représente aujourd'hui 49,53% du SMIC alors qu'elle représentait 60% du SMIC en 1982. Vivre avec un handicap coûte très cher et on constate aujourd'hui, avec le recul d'un an sur le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), que les moyens de compensation introduit par la loi de 2005 ne couvrent absolument pas les surcoûts liés au handicap. Les compléments de ressources créés par la loi ne sont accessibles qu'à un nombre infime de personnes en situation de handicap tant les restrictions introduites par décret sont importantes (ne pas avoir perçu de revenu professionnel depuis moins d'un an, avoir moins de 5% de capacité de travail, posséder un logement indépendant mais sous conditions également...).

L'exemple suivant est aussi peu connu que proprement scandaleux : une personne en situation de handicap, qui ne peut travailler du fait de ce même handicap, est confrontée souvent au refus de tout versement de l'AAH et de ses compléments en raison des revenus de son conjoint. Ainsi, en cas de promotion du conjoint, l'AAH de la personne handicapée peut diminuer!! Cette discrimination n'est applicable à aucune autre catégorie dans notre pays. On imagine mal en effet, un employeur réduire ou supprimer le salaire d'un de ses employés en raison des ressources de son conjoint!!! Et pourtant la comparaison ne semble pas outrancière. C'est ici le déni de l'existence citoyenne de la personne en situation de handicap, par ce dispositif, ré-inventant ici le concept avillisant de la dépendance.

Certains partis politique à gauche de la gauche n'hésitent pas, en matière de ressources à proposer des avancées très concrètes et significatives, peut être aussi car ils savent qu'ils ne seront pas élus !! mais je tiens ici à les citer : Le Parti Communiste propose une indexation de l'AAH sur le SMIC. Les verts proposent une augmentation de l'AAH de 50% en 5 ans. La LCR propose la fixation de l'AAH à 1500 euros. Enfin, je ne peux croire que le parti socialiste se contente d'une augmentation de 5% de l'AAH. Il est impossible humainement, et je pense même à terme dangereux électoralement de laisser des millions de citoyens et d'électeurs en dessous du seuil de pauvreté. Comme commence à le faire le nouveau président de la république en n'ayant pas augmenté l'AAH au mois de Juillet dernier (phénomène inédit depuis deux ans).

Je concluerai sur l'ecueil qu'il me semble "inévitable à éviter" quand on se prétend socialiste. Cette "dénonciation de l'assistanat", même si pour le moment la personne en situation de handicap semble tellement "appitoyer" le citoyen français "non-handicapé", qu'il trouve encore normal de contribuer financièrement (discrimation positive?). Je pense pour ma part, que dans les méandres de l'individualisme ambiant et galopant (quoiqu'éphémere), les revenus des personnes en situation de handicap intégreront le dégoût hexagonal de l'assistanat. Pour s'adapter à cette nouvelle base idéologique sociétale, il suffit d'anticiper la réalité du handicap aujourd'hui en ne détachant pas la question des ressources de celle du travail, de l'intégration professionnelle. En effet, une remise à plat individualisée des critères d'incapacité de travail est aujourd'hui necessaire, quand on sait que certaines personnes, avec un taux d'incapacité de 70% sont dans l'impossibilité de travail et d'autres à 80% ont une activité professionnelle!! Ainsi, ll sera aisé de "justifier" l'utilisation du denier public quand il sera établi une véritable incapacité de travail, pour des personnes que l'on ne pourra laisser sans revenus. Et n'en déplaise à M. Balkany et ses amis (sic...), les personnes en situation de handicap n'ont pas choisi de figurer sur la feuille d'impôts du solidaire contribuable valide, mais préfereraient elles aussi contribuer et ne plus avoir le sentiment d'être un fardeau pour la collectivité.

 Le phénomène de clochardisation des personnes en situation de handicap existe dorénavant, notamment à Paris, et peut être "bientôt en province". On ne dira plus le "pauvre handicapé", mais "l'handicapé pauvre. En attendant :

 

Mefiez vous des invitations à manger, car bientôt :

 
 

 


 
celle là, c'est juste histoire de... :
 
 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

4 L’ACCES AU TRAVAIL :

Suite logique de l’intégration scolaire, l’accès au travail des personnes en situation de handicap s’inscrit dans la légitime égalité des chances. L’intégration professionnelle permet éventuellement la réussite sociale, et rétablit donc cette égalité des chances. De plus, une personne en situation de handicap qui travaille en milieu ordinaire sort du système de l’ « assistanat », cotise, et participe à la solidarité nationale. Elle ne « coûte » plus à la société, mais participe plutôt à l’effort collectif.

Ainsi, il ne faut surtout pas oublier que toutes les dépenses engagées dans ce domaine sont autant d’investissement pour le futur. Il convient en la matière de parler chiffres. En effet, le handicap est le premier facteur de discrimination à l’embauche, devant la couleur de peau, et le chômage de longue durée. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap est aujourd’hui de 22%, contre un peu moins de 10% pour la population générale. Ce taux est en constante progression. Lors d’un récent sondage, les français, quand ils parlent de handicap placent l’emploi des personnes handicapées comme le chantier prioritaire à 35%. Je précise que dans ce sondage, les mêmes personnes interrogées positionne le PS comme le plus à même de résoudre les problèmes des personnes en situation de handicap, je vous laisse mettre en lien ces deux résultats, qui n’appellent qu’à une concrétisation.

L’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap se réfère en premier lieu à la loi de 1987. Elle induit les fameux quotas des 6% obligatoire d’embauche des personnes handicapées dans les entreprises sous peine de paiement de pénalités. Il est bien connu que les entreprises préfèrent s’acquitter de ces sanctions plutôt que d’embaucher. Mais au risque de vous surprendre, contrairement à une certaine idée reçue, le problème n’est pas forcément que dans ce fait. Effectivement, les récoltes de ces pénalités ont permit de créer l’AGEFIPH, association d’état. L’AGEFIPH s’occupe de créer des Cap-Emplois dans chaque département, "censés" organiser des sessions de formation, et un accompagnement individualisé pour permettre aux personnes en situation de handicap un accès ou un retour vers le travail en milieu ordinaire.

Le problème est que ces Cap-Emplois ne sont souvent même pas accessibles aux personnes en fauteuil. En effet, l’AGEFIPH ne tient pas compte des catégories de travailleur handicapé (qui disparaissent dans la loi de 2005) et accompagne ainsi principalement des personnes présentant des handicaps pour le moins « légers », comme un doigt coupé, un problème de hanche, un bec de lièvre…Il ne s’agit pas ici d’opposer les individus aux autres (comme le fait notre président de façon récurrente), mais simplement de renvoyer un organisme d’état vers ses missions initiales. Car les entreprises se précipitent sur «ces travailleurs au handicap léger », puisque ainsi elles n’ont plus besoin d’adapter un poste de travail à un handicap plus important. Parallèlement, l’AGEFIPH se plaît à vanter ses « excellentes » statistiques en terme de retour à l’emploi.

La loi de 2005 ne fait que perdurer ce système, ce cercle vicieux, puisqu’elle augmente les pénalités pour les entreprises ne respectant pas les quotas fixés par la loi, tout en faisant scandaleusement disparaître la notion de catégories (A, B, ou C) de travailleurs handicapés. Ainsi, il n’existe pas de statistiques de retour à l’emploi de personnes handicapées de catégories C (handicap lourd). L’on assiste ici à un véritable détournement d’une loi, qui permet des économies aux entreprises, et la bonne conscience de l’état, se félicitant publiquement de sa politique d’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. Voici un exemple aussi peu connu qu'hallucinant, mais véridique et qui illustre l’hypocrisie de cette loi du 11 février 2005. L’état se permet d’intégrer dans les 6% de travailleurs handicapés certains Auxiliaires de vie et d’Intégration Scolaires (AVS), pourtant valides!! Pourquoi pas y ajouter la totalité les personnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap, moi, le premier. 

De plus, je connais de nombreux individus qui se procurent avec grande facilité une reconnaissance travailleur handicapé, pour un simple mal de bras par exemple. C’est le cas d’une personne qui à plusieurs reprises est intervenue avec moi pour « porter » des personnes avec un handicap lourd, et qui a pu obtenir cette reconnaissance, une formation et donc un travail. Les personnes (handicapées ?) qui participent aux formations des Cap-Emplois de l’AGEFIPH arrivent « en courant » aux sessions quand ils sont en retard, c’est un exemple véridique. Je connais de nombreuses personnes en situation de handicap moteur aux facultés intellectuelles supérieures aux miennes (mais est-ce une référence!??!) qui se sont retrouvées aux portes de ces formations.

J’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’opposer différentes catégories de citoyens aux autres, mais il me semble que les personnes actuellement suivies par l’AGEFIPH devraient dépendre de l’ANPE. D’ailleurs, la plupart d’entre elles le préféreraient, car il n’est pas toujours aisé d’admettre que l’on est « travailleur handicapé ». De plus, il s’agit pour ces personnes porteuses de handicap léger d’un premier pas vers l’intégration en dépendant de l’ANPE, comme tout chômeur « traditionnel ». Jusqu’à pourquoi pas la création d’un service public pour l’emploi qui intégrerait tout type de demandeur d’emploi (handicap dit "lourd", compris). L’intégration est donc bien au rendez vous. Il est possible d’imaginer pour sécuriser les parcours professionnels des personnes en situation de handicap la création de postes d’Auxiliaires d’intégration à la Vie Professionnelle (AVP) au même titre que pour les AVS pour l’intégration scolaire. Ce soutien individualisé permet justement de créer de l’emploi pour les personnes occupant ces postes et offre la possibilité au monde de l’entreprise de s’adapter (c'est bien la société qui s'adapte, et non l'individu, comme décrit dans le premier paragraphe) aux difficultés initiales des futurs employés.

L’évolution technologique offre des possibilités méconnues, comme des logiciels informatiques fonctionnant vocalement et palliant donc aux atteintes motrices supérieures, pour des postes de saisie informatique à tout niveaux de responsabilités. Cet exemple n’est pas exhaustif, le problème est d’avantage la peur du handicap, "l'effet miroir", notamment dans une entreprise, demandeuse de productivité. Pour autant, il n’y a pas d’incompatibilité entre des exigences de rentabilité d’un monde moderne et une situation de handicap, mais plus réellement une appréhension, cet "effet miroir" reflété par le handicap. Enfin, actuellement, une hypocrisie permanente existe en matière d’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap moteur en mettant en opposition des difficultés motrices et une logique de productivité, alors que de nombreuses adaptations existent. Le moment semble venu, comme dans les pays nords-européens de mener une véritable logique d’intégration professionnelle et offrir au moins une possibilité de réussite sociale, dans une logique "gagnant-gagnant" (j'ose) également pour les autres salariés, de fait plus ouverts à la différence dans une volonté de société toujours plus ouverte et tolérante, qui instaure toujours un climat favorable pour le territoire national.

Vision du handicap dans une entreprise d'aujourdh'ui :

 

par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

L'amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap est un combat qui ne peut connaître de fin, tout comme celui qui concerne nos concitoyens, quand on se revendique de la volonté d'excellence. Simplement, avec cette dernière étape, qui est donc l'accessibilité, je soulignerai la notion de transversalité des différents problèmes soulevés, aussi bien sur le plan moral, humain, sociétal (comme celui de la définition du handicap) que sur des aspects techniques, comme pour l'accessibilité, sans laquelle, rien ne peut se faire. J'insiste aussi sur le fait qu'il pourrait se dégager de ces différents posts une contradiction évidente. En effet, l'une des premières revendications est l'intégration des dispositifs favorisant le quotidien des personnes en situation de handicap dans une politique global intégré, avec le souci du reflexe pour permettre aux plus vulnérables de s'inserer dans le droit commun. Ce concept demeure pour autant utopique, car avant de pouvoir bénéficier de dispositifs au même titre que "le français blanc valide hétérosexuel cadre moyen", le retard est tellement conséquent (d'où l'existence des posts précédents) que, malheureusement, SEULS des dispositifs spécifiques permettent aux personnes en situation de handicap de bénéficier des droits propres à chacun. C'est le préalable précédant la politique du reflexe. Les démocraties Nords-Européenes nous ont ouvert la voie.

5 L'ACCESSIBILITE :

L'homme a inventé les escaliers pour pouvoir accéder à des espaces innaccessibles. C'est ainsi, l'évolution heureuse des possibilités de l'homme valide, mais l'évolution ne suit pas son court pour tous. Avant même de parler de l'accessibilité, évoquons l'inaccessibilité, puisqu'elle est la donne actuelle. Elle représente elle aussi une véritable discrimination puisqu'elle empêche les personnes en situation de handicap de se loger, de se déplacer, de faire leurs courses, de se créer des loisirs. Sans parler du phénomène flagrant, émergeant et croissant notamment à Paris de clochardisation des personnes handicapées. En effet, l'on voit sur nos trottoirs, dans nos rues de plus en plus de personnes en fauteuil roulant, phénomène nouveau. Pour deux raisons essentielles : le manque de moyens (évoqués précédemment) et le découragement face à toutes les démarches à mener et à la position humiliante de quémandeurs permanents dans laquelle sont cantonnées les personnes en situation de handicap.

La loi de 2005 (encore elle) introduit la mise en accessibilité des logements, transports, espaces publics et privés dans dix ans !!!, une génération sacrifiée !!! Et en cas de non respect de cette mise en accessibilité, il n'y a aucunes sanctions envisagées. Pour résumer, il faudra attendre une décennie, pour qu'il ne se passe rien. Il y a également obligation pour les communes de plus de 5000 habitants d'organiser des commissions communales d'accessibilité, avec des représentants de différents handicaps, des services municipaux, la sécurité etc...Sauf que les communes ne se mobilisent absolument pas pour les mettre en place et aucun moyen n'est donné à l'associatif pour faire fonctionner ces commissions, néanmoins essentielles.

Pourtant, un minimum de bon sens, sans dépenses (même si il faut se décomplexer avec ce phénomène de la dépense) permettrait des progrès non négligeables en matière d'accessibilité. Notamment, au niveau de l'architecture, par dans un premier temps l'introduction dans la formation qualifiante à ces métiers la notion d'accessibilité et des normes en vigueur la respectant. Ainsi, l'on trouverait dans chaque habitation ou espace public des portes plus larges, la disparition des marches (rappel à la « théorie métaphorique » de l'escalier évoqué dans le post sur la définition du handicap), des interrupteurs plus bas, des fenêtres agrandies, notamment plus près du sol etc... Ces aménagements ne changent rien et la plupart du temps améliorent les conditions d'existence des personnes valides et modifieraient pourtant le quotidien de millions de personnes en situation de handicap. Les exemples en la matière se multiplient, et notamment dans notre département.

 Pour conclure sur ces différents travaux inhérents à la situation de handicap, je continuerai évidemment à défendre les valeurs humanistes socialistes mais aussi et surtout à faire vivre un vrai débat sur le handicap au sein de notre fédération, avant j'espère un débat national. En tant que professionnel de l'éducation spécialisée, acteur et militant de terrain, je continuerai à porter ces valeurs, autant d'enjeux sociétaux qui se situent, selon moi à gauche et que le PS doit investir pour, et c'est bien une des missions fondatrices d'une organisation politique : permettre à tout à chacun, de vivre pleinement sa citoyenneté.

SYNTHESE UTOPIQUE DES PROPOSTIONS D'UN DOUX REVEUR :

1 Refonte de la loi de 2005, ou mise en place d'une nouvelle loi induisant les facteurs environnementaux dans la définition du handicap.

2 Augmentation significative du nombre d'AVS, avec un véritable statut.

3 Cours d'éducation à la citoyenneté, et prévention autour du handicap dans les écoles.

4 Création de structures innovantes et adaptées.

5 Accessibilité obligatoire des écoles.

6 Indexation de l'AAH sur le SMIC dans les plus brefs délais et augmentation significative avant la fin de la mandature.

7 Disparition de la dépendance financière au conjoint.

8 Service public de l'emploi ouvert aux personnes en situation de handicap avec création d'Auxiliaires d'intégration à la Vie Professionnelle (AVP), pour sécuriser les parcours avec notamment la ré-introduction des catégories (A, B, C) de travailleurs en situation de handicap avec quotas par catégories.

9 Aide pour les entreprises qui adaptent des postes au handicap.

10 Chantiers d'accessibilité en terme de logements, transports, espaces publics et privés dans les trois ans à venir (par la véritable mise en place des commissions communales d'accessibilité, et la formation aux architectes). 

                                                                                             

Et après tout ça :                                      

11 Politique global intégré des personnes en situation de handicap, dans tout les projets relatifs au droit commun.

                                                                      

 A voir et à re-voir :

 
par tanguy jean marc publié dans : HANDICAP
Mercredi 29 août 2007

766 ouvriers de l'usine Citroën Sevelnord de Hordain dans le Nord, qui n'avaient jamais été absents au cours des trois dernières années, ont reçu un chèque de 100 euros pour les récompenser de leur assiduité au travail. Un des salariés a même été tiré au sort parmi les 766 heureux bénéficiaires : il remporte un nouveau modèle de voiture d'une valeur de 26.000 euros. Au total, seul environ un quart des employés ont bénéficié de cette prime d'assiduité. Une prime jugée discriminatoire par les syndicats. La CGT va saisir les Prud'hommes en ce sens.

Mais faut-il s'en étonner? Ce genre de pratiques s'adapte parfaitement à la philosophie présidentielle qui sous-tend que pour gagner plus, la seule possibilité serait de travailler plus. Le capitalisme dans ses reflexes les plus édifiants. Tout est question de philosophie, ici, apparaît celle du renoncement. Mais dans le cas de l'usine Citroën de Hordain, s'y ajoute la notion d'injustice, puiqu'il est bien connu que les "feignasses" (souvent des gauchistes en plus) se lèvent tard et multiplient les arrets maladies.

A nouveau, les Français sont opposés les uns aux autres et à une souffrance aussi bien physique, psychologique, morale ou sociale, on y établit un troublant parallèle aux "inutiles aux mondes". Il y a les bons et les mauvais citoyens, le bien et le mal (concept fondamentaliste "bushien"). Ceux qui sont du bon côté sont flattés que l'on pénalise les mauvais car ils ont "un sentiment" d'émancipation. Ici, le système est d'autant plus vicieux que l'on "récompense" les plus "valeureux", humiliant ainsi les "malfaisants profiteurs" (du système de santé le plus juste en Europe, que j'espère on ne regreterra jamais).

Cette philosophie, cette apologie du plus fort est aussi excluante qu'elle est dangereuse. Elle va piocher au fond de l'âme humaine les ressorts les plus sombres qui condamnent aveuglément celles et ceux qui ne sont pas à la hauteur et qui méritent la disqualification. Ce retour réactionnaire à une forme d'ordre moral n'est pas sans rappeler toute proportion gardée les pages les plus sombres de notre histoire sociale qui récompensent une caste et en oppriment une autre. Le combat des valeurs ne fait que commencer...

Ici, cette vielle citroën semble en forme, mais finalement s'effondre, personne n'est à l'abri, même pas les bons citoyens, mais ils ne s'en rendront compte que lorsqu'ils seront touchés personnellement et donc INDIVIDUELLEMENT :

 


PS : Et c'est le cas de le dire, vous trouverez en cliquant ICI et LA, deux excellentes contributions socialistes, respectivement de Claude ROIRON, Secrétaire nationale à l’Education et de Thomas Mélonio, Délégué national du parti socialiste pour l’Afrique sur les moeurs humanistes du pouvoir présidentiel à la Française. Pour prouver, si besoin est, à l'aube de l'université de La Rochelle que le Parti Socialiste est une organisation politique en phase avec les réalités, aussi bien héxagonales, qu'internationales d'un point de vue socialiste moderne et humainement progressiste.
 
 
 
 
 
Un de ces livres qui vous hante :    et qui avoue l'inavouable : un génocide.
 
 
par tanguy jean marc publié dans : SOCIETE
Mardi 28 août 2007

A l'heure où quelques vieux éléphants,  jeunes lions ou "autres bestiaux", véritable panier de crabes en quête du fameux jambon de la mer, le surimi, (Big Up à Flo) vont encore nous obliger, nous militants de base, dans quelques jours à La Rochelle à expliquer à nos amis non-initiés du fait politique, que le PS n'est pas mort, que les "gueguerres internes" ne sont pas que intrasèques historiquement à l'existence de cette famille politique, et qu'un pourcentage (j'espére moins de 47%!!) minoritaire positionne l'enjeu personnel et l'ambition avant le poids des convictions. Les médias se plaisant à prioriser ces enjeux, pour le moins, convenons-en pathétiques et dephasés avec les enjeux sociaux, sociétaux et économiques de notre douce France. Oui, une orientation doit être prise, mais il est déjà acquis que dans les médias, La Rochelle ne fera au final que "ringardiser" d'avantage notre formation politique, alors qu'en coulisses, des vraies propositions modernes humanistes sont incarnées.

N'étant ni un "apparachik", ni rompu aux conflits internes, je ne m'eterniserai pas sur des territoires inconnus. Je préfére ne pas me tromper d'ennemi, et regarder de fait sur ma droite, et j'ai ainsi l'honneur de vous présenter ma compil de la rentrée, mon unviversité d'été à  moi, dans mon appartement Quimpérois (enfin, l'appartement de l'OPAC...).

Vous connaissez déja ces vidéos, mais impossible de se lasser de 'la compil de la rentrée', pour être tous gonflés à bloc et ne pas se tromper d'adversaire :

Morceau N°1 :


 Morceau N°2:


Morceau N°3 :

Morceau N°4 :


Morceau N°5 :
 
 
 

Et juste, en bonus caché, la vraie fausse chanson d'ouverture des prochaines universités d'été, autant le clip est "moyen", autant chaque parole, placée dans ce concept est savoureuse, en particulier entre "les sourires et les bombes", et "ceux qui se révoltent" et ceux qui se soumettent" :
 


 
 
 
 
par tanguy jean marc publié dans : ANTI SARKO, ANTI UMP
Mardi 28 août 2007

 

 

                                    

 

 

 

 

 

NO COMMENT, Je préfére encore les deux en dessous :

 



 
par tanguy jean marc publié dans : ANTI SARKO, ANTI UMP
Lundi 27 août 2007

Juste un mini-apparté, une petite pause dans mes différents travaux sur le handicap, qui j'espére vous passionnent, sinon....tant pis. Les deux photos suivantes démontrent si besoin est la parano médiatique (à l'américaine) de l'image et l'importance du culte du corps parfait entretenu par notre président, il est effectivement en phase avec notre société actuelle. Si juste un bourrelet dérange, immaginez une prothése, un fauteuil etc... Finalement, j'ai trouvé un lien.

Juste pour le plaisir, et parceque je n'ai pas pu m'en empecher, un certain député non plus d'ailleurs :

Desolé, mais  :

 

Pour "transitionner" sur l"humour et le handicap, car oui, M. Desproges (big up le pin's), "on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde". Pour ceux qui ne connaissent pas, regardez la réaction du présentateur tv quand il entend la voix "particulière" du mari d'une personne en situation de handicap, qui viennent "exposer" leurs problèmes :

 
 
 
Si quelqu'un sait ce qu'il est advenu de ce présentateur, je suis preneur de l'info...
 
par tanguy jean marc publié dans : ANTI SARKO, ANTI UMP
Dimanche 26 août 2007

Oui, comme dit notre président de la république : "on s'en fout des bretons". On sait qu'en "off", les politiciens peuvent être aussi vulgaires et stupides que le commun des mortels, mais là encore, le président est en tête!!

On s'en fout de la 400 éme execution au texas, état tant aimé par Georges Bush, lui même, tant aimé par Nicolas Sarkozy,

On s'en fout du futur traitement reservé à des personnes souffrantes mentalement de façon avérée, type schysophrénie, qui seront jugées et condamnées au même titre que tous les autres. Vous me direz, c'est une minorité qui intégre le dispositif de droit commun!! Dans ce cas de figure uniquement, on rétablit l'égalité des chances!! Alors, que l'audience au tribunal, en cas d'irresponsabilité prouvée sera un traumatisme supplémentaire pour les victimes, et inutile pour le coupable, qui ne comprendra pas cette procédure. Le faux pretexte démago-compassionnel du deuil des victimes sert d'alibi, d'excuse à un populisme sans borne, qui emportera l'adhésion de la fameuse "vindicte populaire". Juste car un sondage doit révéler que la majorité des Français est favorable à ces procès. Encore un vrai acte de conviction et PAS DU TOUT stratégique de notre président, qui vraiment prend nos concitoyens pour des..., ceux ci se laisant mysthifier à tous les coups, par notamment la prise de tout les pouvoirs d'un individu et sa philosophie (pouvoir médiatique en particulier).

On s'en fout d'un président qui "s'incruste" dans tous les faits divers, faisant preuve d'une compassion tronquée envers les victimes pour à nouveau un souci ominprésent et pathogéne d'image. Suite à ces rencontres, précédants des faits isolés, en sort régulièrement une loi générale qui pénalisera les plus faibles. Définition moderne de la démagogie.

On s'en fout quand le président et ses copains mentent sur les crédits d'impôts sur les empreints immobiliers, comme s'il était surprenant pour des techniciens économiques que la rétroactivité ne serait pas sanctionnée par le conseil constitutionnel.

On s'en fout quand les impôts, pour les proprios des yachts à Saint Trop seront annulés (il ne s'agit d'ailleurs pas bien sur de aveuglément "detester les riches", c'est beau parfois la réussite, mais juste de rétablir une redistribution digne de ce nom) et que l'AAH n'augmente pas, les chômeurs et autres rmistes sont sanctionés, les immigrés chassés, les homosexuels non reconnus etc...

On s'en fout quand MONSIEUR Georges Mothron, maire UMP, (parti tellement moderne, face aux archaïques doctrines socialistes!!) d'Argenteuil se procure du "malodore", produit répulsif pour chasser les SDF. Le "karcher" était un concept avant guardiste.

Je m'arrêterai ici, car c'est un live de plusieurs tomes et pas un simple post qui suffirait. Simplement, "les immigrés, les SDF, les chômeurs, les personnes handicapées, les homosexuels sont soit "chassés", pour les uns, "traquées" pour les autres ou "non reconnus" pour les derniers. Le tout au profit d'une caste bien spécifique. Je ne permettrait pas de faire un parralllèle malheureux, mais c'est un drôle de pouvoir qui s'est instauré par les urnes, donc, on ne peut rien dire!! Les cinq ans à venir n'ont sans doute pas fini de nous étonner, car nous ne sommes pas encore en Septembre de la première année du régne.

On s'en fout :

 

En plus, il est nul, effectivement de 1993 à 1995, quand il était ministre du budget et en 2004, quand il fut ministre des finances, la dette publique a flambé comme jamais :

 

par tanguy jean marc publié dans : ANTI SARKO, ANTI UMP
 

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