G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
L'opposition socialiste se doit de critiquer les mesures gouvernementales, mais aussi de proposer à chaque critique des alternatives de gauche. Sur ce point, le septicisme peut prédominer. En effet, il ne s'agit pas de proposer pour proposer, car politiquement, les solutions à certains problèmes méritent la plupart du temps une analyse fine, fruit d'une réfléxion collective, et parfois sur le long terme, c'est aussi une définition du sens politique. Mais, les Français sont à priori devenus exigents, et en particulier avec les socialistes, ainsi, si la critique reste lettre morte, la majorité, cette droite dure nous reprochera immédiatement nos absences de propositions en prenant le peuple de France à témoin. A nous d'être fin stratéges.

Il en va à priori de même pour les échéances éléctorales de 2012, lors desquels, nous nous devons une exigence sur le fond politique, mais en intégrant la problématique stratégique et médiatique, sans tomber dans une campagne de slogans, pour ne pas se renier, mais bel et bien en choisissant, sans doute dès l'année prochaine un leader charismatique. Le régime présidentiel actuel impose ce type de travail, non pas par l'hyper-présidentialisation Sarkozyste, mais notre système éléctoral fonctionne ainsi, avec la primauté de l'éléction présidentielle, qui est un choix de personne, de personnalité et très peu en terme de sens politique. A ce jeu là, la gauche n'est pas à son avantage, dans la configuration du système médiatique et sociétal actuel. La question qui préoccupe logiquement les socialistes est aussi de savoir vers quelle direction se tourner, sur notre gauche? de l'autre côté? Cette question est fondamentale et essentielle pour savoir avec quelle idéologie on exerce le pouvoir, et qui en prend la responsabilité, mais malheureusement, il semble que ce n'est pas ce qui fait gagner une éléction, face à la prédominance de la personnalité du candidat.
Alors, répondons à l'exigence du peuple de France : opposons nous tout d'abord.

Pour la supression de la carte scolaire, la majorité UMP veut faire croire que cette mesure permettra à tous les parents de choisir librement l'établissement de leurs enfants, alors qu'en réalité, ce seront les établissements qui choisiront leurs élèves à partir de critères très opaques. La droite entame en effet un véritable travail de sape de l'égalité devant l'école, qui privilégiera encore une fois les plus favorisés. Il se peut également que cette première étape d'une nouvelle politique en matière d'éducation scolaire vise à rompre l'équilibre entre l'enseignement public et privé. Cette question est légitime car une des mesures de cette loi permet "à tous les parents qui le veulent de scolariser leurs enfants dans l'enseignement privé". Ainsi, il y a inscription sans limite des enfants dans l'enseignement privé et obligation pour l'état de fournir les moyens financiers correspondants. Cette politique annonce très clairement la rupture au profit de l'enseignement privé, avec des exigences qui ne sont pas à la portée financière de tous ou même une culture selective de l'enseignement par la réussite à tout crin.
Puis proposons ensuite
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En terme de propositions, le PS propose non pas la supression de la carte scolaire, mais sa révision pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d'éducation prioritaire. Pour les zones rurales, comme urbaines, la carte scolaire est un outil qui permet à des enfants différents de vivre et de construire ensemble. Les inégalités urbaines ont entraîné les inégalités scolaires. Dès lors, la mixité sociale ne permet plus la mixité scolaire, il y de fait necessité d'un aménagement d'une sectorisation scolaire. En lien avec une politique urbaine et d'aménagement du territoire dans les zones rurales, notamment en matière d'accès au logement et à l'emploi, l'assouplissement de la carte scolaire pourra être envisagé par choix concerté proposé aux familles au sein des bassins de formation, s'il facilite ou préserve la mixité sociale. Dans cette configuration, l'assouplissement peut se faire par choix entre 2 ou 3 établissements, avec des projets differents en terme éducatif et pédagogique. Les socialistes proposent également la mise en place d'une concertation avec les responsables des établissements privés sous contrat pour que tous les établissements participant à la mission de service public financée par le budget de l'Etat et des collectivités territoriales respectent bien le même objectif de mixité sociale.





































