G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
Demain, sort le tant attendu livre de la candidate socialiste à la dernière presidentielle : "ma plus belle histoire, c'est vous".

Dans les lignes suivantes, je ferai valoir un désaccord de plus avec Ségolène Royal. Il n'empêche que je fais par la même occasion la "promo" de son livre, que d'ailleurs je ne manquerai très certainement pas de dévorer, ayant activement et sans regret évidemment participé à sa campagne. Simplement, j'avoue ma naïve surprise quand elle s'émeut des différentes attaques, notamment littéraires qui fleurirent peu de temps après les présidentielles. Dans l'excellent "l'impasse", Lionel Jospin, sur trois ou quatre termes n'est pas tendre, sur les quelques 200 pages de son oeuvre, d'accord, mais tout le reste du livre résulte du fond, de l'idéologie, et trace des perspectives d'avenir. Ségolène s'est sentie insultée par quelques "mauvais camarades" qui on transformé le PS en maison d'édition (mais la liberté individuelle d'écrire un livre, comme celle de tenir un blog d'ailleurs, ne sont pas encore proscrits, me semble-t-il).
Simplement, quand Ségolène propose à François Bayrou de devenir le premier ministre d'un gouvernement socialiste, j'estime que pour sa part, elle insulte l'ensemble des 220 000 adhérents du PS, et même celles et ceux qui la soutiennent. Quelques camarades et non des moindres ont peut être "sorti les flingues", c'est incontestable. Mais quand à la tête du pays, sous la terminologie socialiste, l'on est prêt à y intégrer un homme qui incontestablement existe économiquement, et donc socialement par sa droite, je me sens autant insulté que quand notre candidate a remis en cause après la campagne les 35 heures et le SMIC à 1500 Euros.
Il serait temps, comme à la sortie de l'ENA de ne plus hésiter entre un parti ou un autre et de respecter, si l'on s'en revendique le Parti Socialiste et ses militants. Car je demeure persuadé que Ségolène a su à un moment, porter un espoir, qui ne demande qu'à être ravivé. Mais si on peut comprendre l'ambition d'une camarade grisée par une telle campagne, il est plus que temps sur l'échiquier politique de se positionner clairement d'un côté ou de l'autre pour devenir pourquoi pas un jour reine et arrêter de nous rendre fous...
Reflexion peut être archaïque : "Quand on se dit centre-gauche, on est... à droite".
Je ne suis pas fan de la chanson suivante, mais j'en suis encore à me demander si Ségolène a répondu à la question que vous retrouvez en guise de refrain, ou si elle s'est même posée la question :
Le drame de Villiers Le Bel nous rappel funestement le malaise social, lot quotidien de nombreux quartiers péri-urbains de nos villes françaises. Simple fait
divers, oui, mais révélateur que même sans "responsabilité sécuritaire", sans bavure, l'explosion est proche. Quiqu'une photo particulièrement significative atteste que la voiture de police fut
déjà bien "dévastée" juste après l'accident et avant que certains s'acharnent sur le véhicule. Ce qui laisserait à penser que le choc fut bien plus violent que ce qui a pu être affirmé par les
autorités compétentes. Mais la polémique est ici stérile si la volonté est l'extrapolation.
En 1985, Alain Juppé expérimenta les zones franches. En 1997, Jospin créa les emplois jeunes et la police de proximité. En 2003, Jean Louis Borloo inaugura le plan de rénovation urbaine. Sans
politiser le débat,ces mesures avaient toutes à l'époque leurs justifications, et l'on peut regretter que les dispositifs entrepris par le PS de 1997 à 2002 furent démantelés.
Mais aujourd'hui, le président de formation sécuritaire met en avant des mesures aussi stigmatisantes dans les principes que dangereuses dans leurs effets. C'est
la réponse de l'immédiateté. Un jeune commet un acte délinquant, c'est un voyou, donc il rejoint les prisons françaises sur-peuplées au travers de la scandaleuse loi
attentoire à la phase classique du développement relative au statut pénal des mineurs. Sans parler des rassemblements de jeunes en bas des halls d'immeuble.
On nous parle de "mieux de police", comment ne pas abonder dans ce sens. Mais expliquez moi comment, on fait "mieux de police" avec "moins de police". A
proximité d'Aubervilliers : un commisariat pour 90 000 administrés. De fait, les policiers que l'on veut déjàt trop polyvalents ne peuvent assurer un service de qualité à la population.
Sans relativiser la violence innacceptable de certains faits et la haine de l'état dont les policiers en premier lieu font les frais, (agression des policiers
mais aussi des pompiers dans des quartiers où l'état n'a plus "droit de citer"...), a aucun moment, la question ne se pose des causes de ces agressions qui se démultiplient.
Comme si elles s'expliquaient d'elles-même, puisque l'on y répond sans logique anticipatoire, sans approche globale, mais dans la spontanéité de l'émotion et
dans une culture du résultat qui en dit long.
Pourtant, le taux de chômage dans certains quartiers est deux à trois fois supérieurs que sur le reste du territoire, ce qui crée aussi un mal vivre économique et donc social
; Des établissements scolaires aux classes surchargées et aux professeurs novices ; Un réel abandon des services publics en tout genre, où quand à 5 minutes
à pied de certains quartiers, se trouvent des quartiers résidentiels eux très attractifs et aux moyens incomparables. A l'heure où Yves Jégo nous explique qu'en matière de sécurité, l'argent
n'est pas le nerf de la guerre!!. La justification n'est pas idéologique, mais plutôt du fait des caisses vides et des priorités choisies par le gouvernement ; Une stigmatisation
de certains jeunes avec des contrôles d'identité pour un même individu jusqu'à dix fois dans la même journée.
Ce triste constat, le groupe NTM en avait déjà soulevé les risques il y a plus de quinze ans, et que personne n'a su écouter :

Bernard Poignant vient donc d'être élu par les militants socialistes pour être la tête de liste aux futures municipales dans ce qui ressemble fort à une exemplarité
démocratique. De nombreux commentaires vont légitimement voir le jour. Pour ma part, je ne peux que me réjouir de la désignation d'un homme profondément SOCIALISTE, qui
autour de lui rassemblera une équipe qui a pour objectif de redynamiser Quimper. Cet homme d'état, amoureux de sa ville, de son pays, de son Europe est avant tout l'homme de la
situation, qui saura prouver dans les semaines à venir pour les Quimpérois encore indécis sa hauteur de vue, son sens politique de la perspective, sa transversalité qui
honnorera autant notre ville que notre organisation politique dans la plus grande de ses vertues : le socialisme.
Il pourra de plus compter sur une équipe de "tracteurs", de colleurs, de militants qui ont déjà prouvé dans un passé proche de campagne éléctorale qu'ils étaient "des furieux", qui ne
différenciaient pas le jour et le nuit, des vraies "têtes brulées", perpetuellement "au taquet", au service de leur chef d'escadrille quand il s'agit à toute
heure de bondir de nulle part (en particulier de la machine à rêves) pour tracter et coller non pas dans le pacifique sud, mais le Finistère sud :
Dans le minibus, qui me ramenait de Paris sur Quimper aujourd'hui, quand je fus au volant, je "m'amusa" à actionner les warnings à chaque passage devant le scandaleux panneau de bord de voie express : "la route ne tue pas toujours", avac le sigle handicap au dessus du texte. Les personnes en situation de handicap apprécieront la funeste comparaison, se voulant sensibilisation. Les auteurs de génie de ce type de signalétique ayant oublié que la route est accessible à tous, et que certaines personnes concernées croiseront ce message honteux.
Quand je fus à l'arrière, telle fut ma joie, et finalement non-surprise de constater qu'à la lecture de Delanoë, nous sommes véritablement socialistes dans l'approche de la politique culturelle, qui ne mérite décidemment aucune opposition. Comme me dit souvent le camarade Gilbert, quel bonheur de constater au travers une lecture que l'auteur décrit précisemment le fond de votre pensée que parfois vous ne déceliez même pas. Les morceaux choisis de l'oeuvre du camarade Bertrand à suivre sont à conseiller à.... celles et ceux qui parfois manquent de transversalité dans leurs choix.
Extrait :
"Pour peu que l'on prenne la peine de le rendre accessible, l'art intéresse en fait tout le monde. L'opposition entre culture populaire et celle qui serait, par définition reservée à une élite ma paraît aberrante, méprisante et, pour tout dire, appauvrissante. Le grand public n'est pas réfractaire aux formes les plus exigentes de la création. Nul besoin d'être sorti du conservatoire pour être saisi par la beauté des orgues de Haendel ou un concerto de Haydn.
La nuit blanche fait des émules. A Rome, à Bruxelles, et peut-être prochainement à Dakar, à Barcelone et à Montréal, le partage de l'art peut aussi dessiner une nouvelle forme de mondialisation. Il est possible d'avoir une ambition culturelle destinée à tous les publics et qui, bien que dénuée de snobisme, prétende à une grande qualité.
En matière d'action culturelle, le débat est pollué par une polarisation réductrice : il faudrait être pro-ou anti-"bobos". Autrement dit "Bourgeois Bohèmes". Certains ont prétendu que Nuit Blanche, et d'autres manifestations, comme Paris quartiers d'été, Paris Jazz Festival ou Paris Littéraires, visaient trop "haut", que c'était "de l'art pour les bobos". J'entends cette critique, mais je ne suis pas convaincu de sa pertinence. Qui a décidé que les moins fortunés n'aimaient pas la qualité? Instaurer la gratuité partout où c'est possible est une politique qui se soucie de favoriser l'accès de tous à la culture. Parmi les bobos, il existe une frange très précaire, qui a du mal à assouvir son aspiration culturelle. Toutes ces manifestations culturelles draînent un public mêlé."
"Sans la culture et la liberté relative qu'elle suppose, la société même parfaite est une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à l'avenir" : Albert Camus.
Et là, "élites" ou "peuple"?? :
Les socialistes parlent aux Quimpérois mais je l'ai pas dis fort : c'est fait!! la candidate UMP aux prochaines municipales dans notre bon vieux Quimper est : Marcelle Ramonet... , mais chuuuuut, tout le monde ne le sait pas, et surtout pas les militants ump....
De retour d'une passionante réunion du PS pour la désignation de la tête de liste aux prochaines municipales. Au lieu de relater ce qui s'y est passé, j'ai choisi
ce soir de rapidement vous préciser qu'au retour de cette asemblée générale, une fois de plus, avec mon ami et camarade Florian, dit LE CRABE, "nous avons refait le match" et surtout pour la 424éme fois
(ce qui est conséquent, car "notre roman d'amitié" (private joke one) dure depuis seulement quelques mois), nous avons échangé sur nos visions de la politique, du PS, de la ville, et de
la vie dans ses thématiques les plus profondes, vous l'immaginez volontiers...Seulement interrompus ce soir "par des jeunes en errance, mais ma foi forts symathiques" (private joke two)
qui nous ont amicalement, donc,"taxé" du feu.
Cette "intense relation" nous ouvre (du moins à moi) de nouvelles perspectives et notre ineffable duo pourrait être ironiquement surnommé "Laurel et Hardy" (sauf que là, c'est le grand
qui est fin...), "Montebourg et Peillon" (trop réducteurs pour nous...), "tic et tac" (trop disney...). Mais ca y est, la révélation nous est enfin apparue,
rappelez vous, ces deux personnages toujours en train de blablater sans cesse, pendant des heures, jusqu'à épuisement neurologique, Statler et Waldorf du célébre et
inter-générationnel "Muppet Show", Florian et moi au sortir d'une réunion socialiste dans quelques années :
Très beau moment de solenité cathodique de Danielle Mitterand qui dans une forme d'héritage, étonnament et presque mysthiquement est physiquement si proche de son
ancien compagnon, aussi bien au niveau des traits du visage que dans les modalités de la prise de parole, voir dans la froideur glaciale de certaines réponses.
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Mais au delà de cette sommaire description, sa définition "d'être de gauche" fut profondément pertinente, parfois provocatrice, mais parle à mon coeur socialiste... Ainsi, elle induit le
fait qu'une femme ou un homme de gauche (même si elle/il a accepté l'économie de marché, ça, elle ne le dit pas, j'y reviendrai tout à l'heure) se prend de passion pour le progrès
humain, et vise l'émancipation collective par la justice sociale. Dans une démarche humaniste et universelle, elle place l'homme au coeur de l'action
politique, en l'opposant à une vision capitaliste dans laquelle la "valeur argent" est preignante. Il ne s'agit pas de détéster le gain pécunier, qui peut être un moteur, mais
jamais de l'inclure d'emblée dans une définition d'un idéal de société, ce qui pour la droite decomplexée (et aussi la "honteuse") est de fait inéluctable.
Je n'ai pas repris la terminologie exacte de l'ex-première dame socialiste, mais j'éspère avoir traduit au mieux sa pensée. Pour prolonger la définition "d'être de gauche", et plus
particulièrement d'être socialiste, il me prend l'incontrôlable envie d'évoquer la sociale démocratie, trop souvent mal perçue, car non envisagée dans toute sa
perspective globale, caricaturée et vidée de son sens originelle. Effectivement, du fait de la caricature, et d'une forme de simplisme, notamment médiatique, la sociale
démocratie s'apparenteraît à un très improbable "courant centre-gauche" qui tendrait à se rapprocher économiquement des "camarades centristes" tout en conservant nos
structures idéologiques sociales, sociétales ou institutionnelles. Sauf, que d'emblée, la question sociale ne peut être déconnectée de l'enjeu économique, il y a
inter-dépendance. Sauf que la position officielle du PS sur le mouvement centriste est un rapprochement envisageable à la seule condition qu'un mouvement comme le MODEM nous
rejoigne sur NOS valeurs (que je vais développer dans un instant). Le problème réside dans le fait que certains prétendus socialistes jouent sur le détournement de la définition de la
sociale-démocratie à des fins éléctoralistes, pour s'attirer uniquement les voix du MODEM et détruire non le dogme, mais la pensée socialiste.
Je pense très humblement au contraire qu'une des solutions pour le Parti Socialiste est d'assurer une transversalité, une forme de "grand écart idéologique", entre l'éléctorat (et
pas les structures) de Besancenot et celui de Bayerou, sans incompatibilité. En effet, la social démocratie évoque comme pilier d'utiliser les leviers du capitalisme que nous ne pouvons refuser
(du moins pour le moment...) pour permettre une meilleure re-distribution et promouvoir ainsi la justice sociale et l'égalité de droits. Un exemple précis en est
par exemple l'idée de baisser les charges des entreprises (les "gauchistes dogmatiques" me sautent ici à la gorge...) qui innovent, et favorisent concrétement le développement durable, en
fonction des possibilités et spécificités de son secteur d'activité, qui ne précarisent pas et respectent ses salariés, et assurent un climat social sain au sein de l'entreprise. Notamment (mais
pas que), en matière de recherche, ou d'innovation. C'est aussi la mise en exergue de la puissance syndicale, par la recherche de l'accroissement de sa représentativité pour
répondre au mieux aux attentes et aux exigences des salariés. Si ces exemples ne sont pas "révolutionnaires", ils ne sont certainement pas les fruits d'un arbre aux pommes pourries d'un
UMP bis, comme j'ai déjà pu scandaleusement l'entendre... Bien sûr, la défense des plus précarisés, avec une vraie revalorisation de certains minimas sociaux, et des incitations
fortes pour rendre attractif "l'outil (et non la valeur) travail", même en cas de pénibilité, qui doit toujours être diminuée. Par pourquoi pas, et n'en ayons pas peur, ni honte, la
taxation d'un certain actionnariat au profit des millions de nos concitoyens en dessous du seuil de pauvreté. Sociétalement, la sociale démocratie, c'est l'humanisme, le progrès, la
laïcité, avec par exemple la reconnaissance de droits qui ne tiennent pas compte des préférences sexuelles, de la couleur de la peau ou d'une situation de handicap. La liberté et la
justice sociale en articulation, sans être jamais en opposition.
J'ai déjà entendu, dans les rangs mêmes du PS, que notre organisation politique avait un réel problème avec l'économie. Cette contre-vérité est indéniablement insupportable.
Comme si les socialistes n'avaient que le "monopole du coeur" et étaient des utopistes imprécis et incapables de gérer à long terme. Je rappelerai pour mémoire que le plus socialiste des
socialistes récemment en situation de responsabilité, avait de 1997 à 2002 réduit la dette en créant 1 million 500 000 emploi. Decomplexons nous camarades!! et
rougissons de bonheur en partageant une liqueur à la couleur de nos opinions politiques... (rouges divagations...)
De toute façon merci Danielle d'avoir aussi loin permi de pousser la réflexion et de tenter de définir qui on est et vers où on va. Un autre point commun fut aussi de souligner
l'ephèmere des valeurs défendues par le cynisme du pouvoir actuel. Cette femme de gauche semble porter le poids du passé de la femme d'état et les espoirs de la femme de
coeur...
Enfin, pour tenter de faire plaisir à ma "bonne amie" Anne-Do, je vais tenter de prolonger les dernières expérimentations musicales, en faisant à nouveau confiance à l'ami Tiersen, avec
un clip onirique, esthétique, épique, social démocratique (!!!) etc...
L'époque n'est pas bien formidable...Depuis juste quelques années de travail social, combien de rencontres, face à la souffrance, (non sans parler que du handicap), de
destins interrompus, de rêves brisés, de parcours "abîmés"...
Mais qu'est ce qui fait courir les travailleurs sociaux?? tous ne peuvent être masochistes, le mal n'est pas la seule lueur. Est-ce pour se dire que finalement on va bien, ou pour certains en
diligenteant les projets d'autrui pour trouver un sens à son propre destin...dangereux, très certainement. Ou alors, pour se protéger, on se professionnalise à outrance, ce qui est une
ardente obligation, faut-il le reconnaître, car la fonction éducative est un VRAI métier, avec ses codes, ses languages, et même des schémas parfois etc... Les outils ne
manquent pas, mais appliqués systématiquement, déshumanisent l'action sociale. Serions nous plus que des techniciens, représentant et suivistes des normes sociétales,
et qui veillent à leur bonne application, des "policiers sociaux"....

Série de questions dont j'ai la prétention de décider qu'elles ne sont pas inutiles. Il n'empêche que je ne peux m'empecher de "fantasmer" sur les objectifs originelles de telles vocations.
(pause : à la TV sur le service public : "Esprits Libres" sur France 2, Solers est en forme...) Je ne peux immaginer qu'elles sont le fruit d'une farouche volonté, d'une naïve
passion enflamée pour "aider les autres", et contribuer un temps soit peu à changer le monde. Simplement, assez rapidement, la prise de conscience s'opère qu'au delà de la douce utopie
d'une action globale bienfaitrice, si en tant que travailleur social, on arrive à accompagner au mieux ne serait-ce qu'un individu pour qu'il s'en sorte par lui même, quelquepart, on a réussi sa
carrière...
De fait, au vu de cette idéologie qui m'est propre, l'unique prolongement logique de cette action qui fait confiance à l'homme pour son émancipation est le militantisme associatif pour
réclamer le mouvement des lignes, et le militantisme politique pour mettre en oeuvre ce mouvement dans les meilleures conditions. Auto-satisfaction d'être éduc, encore plus d'être éduc
au ps.
Tiens, toujours dans la même emission, Valérie Pécresse vient de définir le modèle Français de droite d'aujourd'hui qu'elle pense incarner : la modernité, le changement, la non
acceptation de la fatalité, et dit ne pas comprendre les désabusés... Sacré postulat d'une "modernisatrice", à qui je demande sans démagogie d'aller au devant de quelques
millions de "désabusés", qui touchent une AAH de 620 Euros, qui en deux ans vont connaître une augmentation de 1,1% pour leur justifier l'augmentation de 172% d'un
président qu'elle admire tant.
Le combat continue et n'est pas prêt de s'arrêter...Faites ce que vous voulez, mais quand même lisez, sortez, chantez, découvrez, mais surtout, ouvrez les yeux...
Lecture enrichissante s'il en est de "la vie passionément" de Bertrand Delanoë, avec notamment un chapitre intitulé très justement "des murs à abattre", qui traite de
toutes les formes de discrimination et des chroniques d'un racisme ordinaire qui ne dit pas son nom, gangrènant notre nation républicaine. Il faut parfois
se méfier de certains euphémismes.

Le petit larousse définit comme suit la discrimination : "une action d'isoler et de traiter différemment certains individus ou un groupe entier par rapport aux autres". Le
sociologue Erving Goffman parlait lui de la stigmatisation comme "l'écartement d'un individu d'un groupe de référence".
Sans cliver, force est de constater que de nombreux groupes, communautés sont victimes de traitements relatifs à une différence. Cette dernière devenant un statut, se substituant ainsi
à la condition citoyenne. Est souvent évoqué "le regard de l'autre", jugement implicite dévastateur de la bonne société, "des gens honnêtes". La peur, l'effet
miroir, la meconnaissance expliquent souvent ce rejet. La cruauté humaine gratuite a des ressorts et n'existe pas d'elle même. C'est de fait à l'état de permettre les conditions de l'instauration
de l'égalité de droits, pour ainsi isoler l'isolement, "abattre les murs" et ennoncer des grands principes tout à la fois généreux et réalistes qui permettent des applications
concrètes et quotidiennes pour des millions d'individus laissés au bord de l'autoroute. Pour ne citer que deux "groupes", qui n'en sont pas :
Les homosexuels furent il y a encore quelques décénies pourchassés et jugés hors la loi. Si la laïcité a su sur cette question evacuer les dogmes viellissants, la chance de notre
pays, en ce début de siècle de permettre le mariage et l'adoption sans tenir compte des préférences sexuelles ne fut pas saisie. Proportionnellement à l'évolution heureuse des droits des
citoyens, il semble que la chasse aux sorcières est au final tout aussi prégnante. Seul un projet de société humaniste, de progrès permettra à celles et ceux qui aiment (et on aime jamais
"différement") d'officialiser une union s'ils le jugent necessaires et d'agrandir le cercle s'ils en ont le souhait.
Les personnes en situation de handicap, furent il y a encore quelques siècles éradiquées ou dissimulées. Elles sont aujourd'hui "prises en exemple", parfois en pitié, la terminologie canadienne
évoquant même des "personnes exceptionnelles". La condition de l'entre deux est perpetuellement maintenue, pour des individus qui entre dégoût et compassion n'ont pas le
droit d'être des c... comme les autres. A l'état, aux collectivités, aux communes de désenclaver les dispositifs d'une complexité sidérante bouchant les trous, noyant les poissons, pour permettre
des conditions de vie materielles décentes, un accès à tous les sites, en particulier accueillant du public et un objectif d'intégration au travers d'un projet de vie de la maternelle à
la maison de retraite.
Les absences quasi "homophobiques" et les mesures indigestes, inefficientes pour les uns ou les autres s'inscrivent dans une conception de la société que nous, les socialistes devont en
permanence condamner, non comme des lobbystes, mais comme promoteurs d'une émancipation collective, qui forgera une nation plus juste, plus en couleur, où l'avenir n'est non pas
figé, mais pensé comme un éternel recommencement...
Le PS, oui, mais Educ aussi, faut quand même pas que je l'oublie. Vide dévastateur de retour de séjour, micro-société, préoccupation permanente
de l'autre, stockage mémoire plein : finalement, un vrai travail de politicien...
A peine rentré, première information "dans la chaleur maternelle" du très traditionnel "café post-séjour vide dévastateur" : tiens, l'UMP n'a toujours pas de candidat à
Quimper.... Tandis que demain, nous socialistes, nous sommes appelés à désigner notre tête de liste pour mener la campagne municipale et à terme redynamiser notre cité
cornouaillaise. "L'educ de retour au PS"..., dans le secret de l'isoloir, comme nombre de camarades. N'épiloguons pas sur les questions de personnes, mais concentrons nous sur le fond,
avec l'évidente certitude que ces deux enjeux sont fatalement liés...
D'ailleurs, pour la campagne qui s'annonce, je déclare soutenir officiellement : ......

Pour le canton 1 : Georges Kergonna
Pour le canton 2 : Maryvonne Blondin
Pour le canton 3 : Armelle Huruguen





































