G. Orwell
"Dans les temps de tromperie universelle, dire la verité devient un acte révolutionnaire"
Des ministres évalués d'un côté, une candidate déchue nourrie d'ambition de l'autre. Le paysage politique tel qu'il est presenté par les médias n'est
guère reluisant en ce début d'année. La culture de la réussite individuelle à tout prix bat son plein. Visant en une amélioration collective me rétorquerez vous. Je fais valoir
une vague massive de perplexité. En effet, une évaluation réalisée dans le plus pure style du jugement n'est en aucun cas une garantie de réussite. L'important est le contenu
d'un projet, les réformes. Personne ne fut soumis à de telles évalations sous les gouvernements socialistes qui ont pourtant entre autre mis en place l'abolition de la peine de mort,
le RMI, la CMU, les emplois jeunes, le PACS, les 35 Heures, le tout en assainisant les caisses de l'assurance maladie tout en stabilisant la dette du pays. C'est, une fois n'est pas
coutume une mysthification pour leurrer le peuple de France et lui donner le sentiment que même "les élites" connaissent une forme de pénibilité, ce qui est peut-être parfois
réel, mais aucunement par ce biais là.
Pour ce qui est de la candidate déchue, là aussi, l'impression est mitigée, ente des déclarations d'amour au centre, et un absentéisme chronique des bureaux nationaux et des
forums de la rénovation, je mesure difficilement le degré "d'implication", (pour reprendre ses propres termes) dans le projet socialiste. L'affichage des ambitions est de plus quelque peu
prématuré au vu du crucial rendez vous éléctoral à venir sur lequel toutes les attentions doivent se porter.
L'ambition, l'envie de faire au mieux sont des vertus en politique, et dans la vie en règle générale. Mais dans l'esprit de certain(e)s à droite, comme....à droite, elle est légérement trop
dévorante. Des ministres jugés, mais qui mieux que vous pour juger le président de 53% des Français dès le mois de Mars prochain...


Parceque nos valeurs sont excellentes, parceque l'idée originelle du socialisme est la défense de celles et ceux qui sont les plus démuni(e)s, nous avons le devoir
de victoire, certes, mais aussi d'un exercice du pouvoir fidèle aux piliers fondateurs de la justice sociale et de la recherche perpetuelle d'un accès à tout pour
tous.
L'année à venir sera détérminante pour les orientations aussi bien nationales, départementales ou locales. Les français ont déjà l'occasion de sanctionner leur président au
bilan désastreux que vous pouvez retrouver sur un mode syntétique dans le post ci-après. Nous allons aussi renouveller les équipes municipales, et pour certains
d'entre nous nos conseillers généraux. Pour Quimper, l'enjeu est de re-dynamiser une ville endormie, en retard, et qui pourtant a tant à donner. Je profite de ce premier jour de l'année 2008 pour
souhaiter à tous le bonheur et la réussite. Cette année 2008 sera rose pour les socialistes, ou elle sera perdue pour l'ensemble de nos
compatriotes.
Egalement, un dernier message, et non des moindres, en ce jour de l'an, qui sera un leitmotiv de ce premier trimestre :
Les 9 et 16 Mars, Votez Socialiste, votez Bernard Poignant.
Fouquet's, yacht à Malte, cuite au G8, Laurent Soly nommé à TF1, SMIC augmenté au taux minimum obligatoire, Allocation Adulte Handicapé : 0% de hausse, cadeaux fiscaux
aux plus riches de 15 Milliards, défiscalisation des droits de succession pour les mêmes, supression de 17 OOO postes de professeurs, négociation avec la dictature Lybienne, discours de Dakar
raciste post colonialiste petit blanc viril dominant, amitiés avec les Bush, les personnes aux troubles psychiques emprisonnées, le statut pénal des mineurs, 172% d'auto-augmentation, tests ADN,
Quotas d'expulsions, dépénalisation des délits financiers, franchises médicales, mutuelles privées pour la grande dépendance, traque des chômeurs, RMISTES, étrangers, félicitations à Poutine,
rien à dire sur l'Irak, ou sur les droits de l'homme en chine, déclaration d'ingérence vis à vis du Tchad, ventes d'armes et tapis rouge pour Kadafi, attaque Laïcité et loi de 1905.
Bonne année 2008...
Fini Desproges. Ainsi, pour appaiser ma névrose phobique, ou ma phobie névrotique du train miniaturisé sous-terrain, je lis... du Mélanchon... Prose au final très certainement
moins enrobée verbalement d'un coulis de bon mots que le camarade Pierre, mais l'humouriste Jean-Luc ne manque jamais de piquant, quand il s'agit d'"épinay" la rose qui est en nous, et que
certain(e)s voudraient tant oranger...
En évoquant "le manque de gauche" que l'ami JLM souligne dans son oeuvre, petit détour hier par le panthéon à l'aulne d'une fin d'année et face à la dernière demeure de
Jean Jaurès,

un frisson non contrôlé me parcouru et traversa mon humble et néanmoins conséquente carcasse. Après lui avoir intérieurement promis que "nous tendrons toujours vers
l'idéal", l'émotion ressentie à ce moment m'auto-atteste si besoin en était et je l'éspère par la négative, que mon esprit tout comme mon enveloppe charnelle qui l'habite sont
bel et bien socialistes, ce qui "en ces temps de tromperie universelle, est déjà un acte révolutionnaire".
Pour en finir, sur la gauche qui finalement est à droite, enfin la droite sociale, enfin Bockel, enfin, vous m'avez compris, il leur reste le café de Flore. Comme à l'époque du Grand Bleu au
festival de Cannes, je dirais : n'y allez pas, c'est nul... Sauf que là c'est vrai... Je m'attendais à des nuages de fumée derrière lesquels, avec à la main Libé ou L'obs s'abriteraient
des clones de BHL (sic), disons plutôt, autres Solers, Benabar ou Cali, bref une intelligencia au style term L, boboifiés, mais attachante et valeureuse. Et bien même pas, le Flore est
autant à gauche que mélanchon est libéral.... Tout fout le camp, mais il reste l'essentiel : la promesse d'un idéal...

Benazir Bhutto portait en elle notre espoir fou à tous. Quand la liberté, la tolérence, l'humanisme qui s'incarnaient à la fois en un seul être disparaissent, c'est un monde qui
meurt. Il est impossible de trouver les mots face à une si terrible tragédie, et l'immonde crime de ces quelques heures fait reculer un pays et non seulement de quelques décénies. Regardez là
profondément dans les yeux quelques secondes sur la photo ci dessus, et ne perdons ensemble, jamais espoir.
Puisque je constate avec une déléctation sans nom, qui n'a d'égard que mon égo surdimensionné connu de tous, que quelques inconscients ou depressifs lisent au moins une fois mes articles jusqu'au bout, je vais exaucer vos prières d'hier en vous livrant le fabuleux texte de l'ami Desproges, quelque peu écourté au vu de la longueur de la chronique, et pour vous inciter à vous procurer, m'empreinter ou dérober le précieux manuscrit. Juste, pour ceux qui ne le savent pas encore, l'étage 5 du musée d'Orsay, c'est fabuleux, tout comme le premier étage du 10 rue de Solférino d'ailleurs...

Les Nons Handicapés :
( 24 Avril 1986)
"Mes chers amis,
C'est avant tout en tant que président de l'Association des Non-Handicapés de France que je m'adresse à vous ce soir.
C'est vers vous, les non-vieux, les non-jeunes, les non-chômeurs, les non-femmes, les non-affamés, les non-émigrés, les non-homosexuels, les non-infirmes, les non-mogoliens, c'est vers vous que vont ce soir toutes mes pensées.
Nous formons dans ce pays, mes chers amis, une minorité, certes, mais cette minorité, comme les autres minorités, a le droit de se faire entendre. Et pour cela, nous devons nous unir et montrer au monde que nous existons. Avec nos différences, certes, mais ces différences, les autres doivent, au nom de la solidarité nationale, les reconnaître et les accepter.
Nous sommes des hommes comme les autres. Nous ne gênons personne en allant travailler tous les matins la tête haute, sans canne blanche ni béquilles. Si la nature nous pousse à avoir des rapports intimes avec des personnes du sexe opposé au nôtre, en quoi cette singularité dérangerait-elle le bourgeois?
Nous devons dennoncer le racisme dont nous sommes de plus en plus souvent les victimes. J'en parle en connaissance de cause. Pas plus tard qu'hier, mon fils, 7 ans, est rentré de l'école en larmes.
"Papa, c'est quoi un blanc?"
Je dois dire que je ne m'attendais pas à cette question si tôt. J'étais désemparé.
"Pourquoi me demandes-tu cela mon garçon?" ai-je demandé en le prenant sur mes genoux pour le consoler
" A l'école, les autres se sont moqués de moi. Ils m'ont montré du doigt en criant "ah le blanc-eeee ah le blanc-eee". C'est quoi papa un blanc?
Un blanc, c'est...c'est un homme comme un autre.
Alors pourquoi les autres il se moquent?
Ils ont tort. Vois tu, nous avons nos coutumes, notre religion, qui ne sont pas tout à fait les mêmes que les leurs. Nous portons das pantalons, nous mangeons avec des fourchettes. L'art blanc existe autant que l'art fumé. La joconde, Versailles, le Cid, le jeu des 1000 Francs, c'est nous, la bombe H et le mistral gagnant, c'est nous. Austerlitz, c'est nous. Nous sommes blancs et nous devons assumer notre blanchitude."
J'ai réussi à consoler cet enfant. Mais combien de temps encore devrons nous subir les humiliations des minorités handicapées de ce pays?
Lors des derniers jeux paralympiques, la finale du 400 mètres-haie mettait aux prises une équipe de 30 Chômeurs émigrés, cancéreux, non-voyants, à la colonne vertébrale brisée à tout jamais et un non-handicapé de 40 ans, monsieur Jean Dupont, auvergnat, hétéro et cadre. Ce dernier arriva le premier avec 39 heures 12 minutes et 6 secondes d'avance sur le second. Par la suite, Jean Dupont devait reconnaître qu'il avait été distrait et qu'il était fatigué le jour de la compétition. C'est cette distraction qui lui a fait oublier qu'en pareil cas, le non-handicapé doit attendre les handicapés.
Mais cela n'excuse en rien que, de retour aux vestiaires, les "chômeurs émigrés cancéreux non-voyants à la colonne vertébrale brisée à tout jamais" aient roué le malheureux à coups de canne blanche avant de lui rouler sur le corps jusqu'à ce que mort s'ensuive, en chantant la chanson pour l'éthiopie."
Evidemment, pour les esprits chagrins qui s'indigneraient à la lecture de la prose Desprogiennes, ne reniez pas l'existence d'un humour aussi noir qu'efficace, car, le jongleur du verbe nous apporte ici, dans un détournement des valeurs d'un degré très decalé et lointain une des plus belles contributions du message d'intégration de la différence en cette année 1986.
P.S (si j'ose dire...) : Je dédie cet article à la dame âgée qui vit dans des cartons et des couvertures à la station AUBER, et au regard si usé et desespéré. Elle aussi, comme le pensent Balkany et Sarkozy a très certainement choisi sa condition si avantageuse..., cette feignasse....!!
Tribulations hivernales d'un éduc au PS et "son" Ally Mc Beal dans le froid parisien. Profitant de vacances grassement méritées, moi et ma moitié déambulont amoureusement dans le Paris illuminé. Toujours hébétés des vitrines des grands couturiers italiens (encore eux...) où les vestes s'affichent au prix de deux AAH, les chemises à un SMIC etc... Il faut bien que les riches s'habillent, immaginez les ex imposés sur la fortune fiscalement nus, déjeunant dans des restaurants où l'addition d'un repas copieusement englouti nourrirait pour une soirée tous les Sans Domicile Fixe du Finistère... A propos de ce fameux resto qui finit en et's, j'ai englouti ce midi dans la plus polluée avenue du monde un pain paté devant leur devanture... Fier de mon acte révolutionnaire à moi, j'y ai pas non plus foutu le feu, je ne suis qu'un vulgaire militant social traitre après tout (big up Alain, Jean et de nombreux autres camarades...).

Phobique des airs comme du sous-terrain, je me délecte de lectures réjouissantes durant les nombreux moments d'angoisses de prise d'un tranport en commun évoluant sous les pavés. Au passage un grand merci à ce camarade dont j'ai honte d'avouer que j'ignore le patronyme, mais qui en bienfaiteur bien attentioné m'a fournit un exemplaire du fabuleux "1984" de Georges Orwell, dont j'ai avalé les 424 pages, écrites en tout petits, nous aurons très certainement, mon ami inconnu l'ocassion d'en échanger. Mais un tel prêt me laisse déjà penser que cet ami me veut forcément du bien...Un grand merci également à deux autres camarades prestigieux : JJU, pour avoir vanté et conseillé dans le dernier hebdo des socialistes ( bien plus vivant que "le parisien" dont je viens de découvrir la pathétique nullité en ce jour...) "Chroniques de la haine ordinaire II" du GENIE Pierre Desproges. Merci évidemment aussi à Florian, de partager sa passion pour le sus-nommé écrivain cité précédemment, et dont la lecture me fait comprendre la grossière démarche qui est la sienne visant à s'accaparer d'un humour si particulier et inimittable... C'est une ironie en toute camaraderie, car précisément Pierre Desproges me fait penser à mon ami Florian, et non l'inverse.... Je pense que tu apprécieras le compliment, étant donné que tu seras peut-être le seul à lire cet article jusqu'au bout, je me permets de personnaliser...

Dès bientôt, sur ce même blog, un "texte hilarant" (figure pléonasmatique au vu de l'auteur) de l'ami Pierre tiré de l'ouvrage évoqué plus haut, dont le titre vous en dira long, sans même en connaître le contenu sur les raisons de sa prochaine présence sur ce blog, puisqu'il se nomme "les nons handicapés"...
Après avoir été aujourd'hui du coté de l'hôtel de ville de Paris, et au Panthéon, au programme demain, entre autres, un petit détour du côté du café Flore, de la rue Solférino et du palais de l'Elysée... Un petit "parcours initiatique"...en quelque sorte.

En ces temps où le fossé se creuse plus que jamais entre nos concitoyens, chacun sait que la période des fêtes de fin d'année, et en particulier Noël, symbole de solidarité, de
générosité peut être douloureuse pour nombre d'individus. Même si depuis des années à cette période, en allant faire un tour à proximité des zones commerciales les plus frequentées, l'on
constate que les stationnements reservés aux personnes en situation de handicap sont plus que jamais occupés par des véhicules sans le macaron destiné à cet usage. "Il faut bien que tata
Berthe est son cadeau, on l'avait oubliée... Et elle l'aura coûte que coûte..." Cette solidarité originelle se transforme bien souvent en l'incarnation de l'individualisme,
et à la chaleur humaine se subsitue l'orgueil, la vanité de tenir un table bien garnie, l'envie d'en mettre plein la vue...
"En décembre, c'est l'apothéose, la grosse bouffe et les p'tits cadeaux, ils sont toujours aussi moroses, mais y'a d'la joie dans les ghettos. La terre peut s'arrêter de tourner, ils rateront
pas leur reveillon, moi j'voudrai tous les voir crever, étouffés de dinde aux marrons." Renaud, hexagone.
Je participe très cetainement aussi au phénomène, mais ne perdons pas de vue ce qui fait l'esprit de Nöel. Le meilleur moyen n'est pas de culpabiliser car chacun a droit à sa
chance, chacun peut "se faire péter la panse", et nous sommes tous le malheureux d'un autre, dans une certaine proportion. Mais simplement, pour ceux qui seront entourés en ces moments,
ne perdez pas de vue votre inestimable chance. Pour tous les autres, la roue finit toujours par tourner, et chacun doit garder espoir. De toutes les façon, avec un peu d'avance
:"Très bonnes fêtes de fin d'années à tous".
Il n'est même plus étonnant d'observer l'engouement médiatique pour un titre de "chanoine honoraire" accordé à Nicolas S, auquel pourtant tous les présidents de la cinquième république française se sont vus honorés par le pape de leur époque respective. Certains n'étant pas allé jusqu'au bout de la cérémonie. Lui évidemment se sent plus que jamais concerné puisqu'il est le "roi de la fête". Mais au delà de cet égo surdimmensionné qui n'avait jusqu'alors echappé à personne, il a osé évoquer "les racines chretiennes de la france", ou encore "la laïcité positive"... Il induit ainsi que la laîcité négative existe. Il évoque sans doute une forme d'anti-cléricalisme qui exclut tout ce qui est religieux de la gestion des grandes orientations d'un état, pourtant laïc, faut-il le lui rappeler...
J'y vois plutôt la liberté individuelle de croire ou non, car quand ce même président participe avec un plaisir non dissimulé aux différentes cérémonies religieuses, dans un faste "pas très catholique", il semble s'épanouir dans ses convictions et croyances, tout en semblant lui même exclure la possibilité d'une laïcité revendiquée cheville au corps. Même pour le concept de liberté spirituelle, ici aussi s'impose "le bien" et "le mal". Le président bling bling d'une partie des français vient d'insulter implicitement un des piliers fondateurs de notre nation républicaine, mais "c'est pas grave", il paraît qu'il a embrassé C.... B.... Sale période...
A ce propos, J'espère vraiment que Carla ne lui apprendra jamais à jouer de la guitare :





































